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Ex Expert près la Cour d’Appel d’Aix en Provence, je vous propose aujourd’hui le texte intégral d’une expertise que j’ai réalisée, à la demande du patient, il y a quatorze ans. Une femme, sergent dans l’armée d’active reçoit, au cours d’un exercice au tir le recul de son fusil mitrailleur en pleine face.

L’expertise relate minutieusement les propos de la victime.

Vous serez pour le moins étonnés du désintérêt des médecins militaires de l’armée française de l’époque quant à l’origine des maux dont souffrait cette femme sergent. En conclusion; alors que nous mettons en ligne dans ce site le texte intégral de cette expertise, pour éviter, qu’à l’avenir un tel parcours douloureux puisse survenir à nouveau au sein des différentes armes, nous adressons une copie à Madame le Médecin Général du Service de Santé des Armées.

Puisse l’ensemble des médecins militaires réaliser qu’une telle percussion en pleine face puisse retentir sévèrement en perturbant le bon fonctionnement des articulations temporo mandibulaires (ATM) et engendrer par le biais d’un bruxisme centré réactionnel une Dysfonction Temporo Mandibulaire (DTM)

La fibromyalgie n’a rien à voir dans cette affaire;

Le terme fibromyalgie n’est qu’un leurre qui cache la profonde réalité.

Je soussigné Docteur Froncis HARTMANN Professeur honoraire à la Faculté d’ Odontologie de MARSEILLE , Habilité à Diriger des Recherches,  Ancien Expert près la Cour d’ Appel cf AIX en Provence , certifie avoir pratiqué , à sa
demande, l’expertise de Madame C D le 24 avril 2007
Madame C N épouse D est nie le 30/121 66 à St MAURICE (94), anciennement sergent dons l’Armée Française, mariée 3 enfants.

COMMEMORATIFS

Madame C N épouse D , appartenant ou 11ème régiment du génie, se trouvait le 11 septembre 1990 , en stage pour la lutte anti aérienne toutes armes à BAUMOLDHER.
Elle participait à un entrainement ou tir ou fusil mitrailleur (12,7). Elle devait tirer, avec cette orme, sur une cible volante trainée pour un avion. La victime précise qu’elle avait le soleil de face, éblouie presque aveuglée, elle ne parvenait pas à distinguer la cible du halo lumineux ; quand elle l’a enfin aperçue, il lui a fallu très rapidement redresser l’arme afin de la viser.
Elle tire et ressent immédiatement un choc très violent ou niveau de sa face, la tête violemment rejetée en arrière. Elle se tourne vers l’aspirant officier et lui dit 0 J’ai reçu le recul de  » la 12,7 0 en pleine figure j’ai une dent cassée (incisive latérale gauche : 22) et je la lui montre.
Ce dernier répond : ce n’est pas grave, on continue le tir.
La victime ajoute, non sans humour : « en effet le fusil-mitrailleur n’avait rien »,
En état de choc, elle a continué à tirer, aidé à emballer le matériel, à le nettoyer : telle un zombie (sic).
Cet occident se situe en milieu de la matinée. En fin d’après midi, elle est enfin conduite à l’infirmerie militaire du régiment basée sur BAUMHOLDER.
Elle explique son occident à l’infirmier militaire qui lui répond : je ne peux pas vous soigner, vous n’êtes pas de mon régiment.
Humiliée, elle est repartie, sons examen, ni soins, l’incisive latérale sectionnée ou niveau de la gencive, la pulpe dentaire exposée, Des douleurs violentes et lancinantes ne cessaient de l’envahir, dépassant le territoire de la dent comme si tous les nerfs de mon corps étaient électrocutés ».
De retour ou lIème régiment du génie RASTATT , le lendemain, après avoir réintégré et rangé le matériel, elle put enfin, vers 15 heures essayer en vain de se reposer, sons avoir mangé depuis l’accident.
C’était, dit-elle, tout à fait impossible !
Elle consulte le médecin aspirant D, lequel n’exécute aucun examen clinique, ne demande aucune radiographie , se focalisant uniquement sur le problème de la dent fracturée.
Il lui enjoint d’aller se foire soigner à BÜHL.
La victime lui confie qu’elle appréhende de se faire soigner par un praticien militaire, Il apparait pour le médecin -aspirant, après renseignement par téléphone, qu’aucun soin odontologique dans le cadre de l’armée ne peut être donné avant lundi:
 » les médecins et le dentiste sont absents » affirme-t-il.
Des soins dentaires sont finalement entrepris par un chirurgien-dentiste allemand.
Les douleurs persistent, malgré l’intervention du praticien allemand.
La victime s’étonne, une nouvelle fois, qu’après un traumatisme crânien, aussi violent, on ne réalise sur elle aucun examen clinique et qu’ aucune radiographie ne soit pratiquée…
DOCUMENTS MÉDICAUX

Médecin-Aspirant D
21/09/90 15H
Fracture dentaire 22, en manipulant une 12,7… RDV dentaire et demand,. de
. rapport circonstancié… refuse de se faire soigner par un dentiste de BÜHL…
veut aller chez un dentiste civil …. doit se renseigner avant pour le remboursement des soins 1 (le dentiste du 42ème RT est absent).
Renseignements par téléphone au sevice de stomatologie à BUHL, les médecins et le dentiste sont absents …. veut être soignée tout de suite ….. décide donc d’aller chez un dentiste civil aujourd’hui même.

Médecin-Aspirant D
29/06/93
Accès céphalées ressemblant à des crises de migraine « depuis la pose d’une dent sur pivot » (incisive) en 1990.
Panoramique dentaire RAS
Lettre du 9/01/98 du Médecin en Chef D, B ,Professeur agrégé au Val- de – Grace « 
J’ai vu Madame N , agée de 30 ans, qui présente des céphalées dont certaines caractéristiques font penser à une pathologie migraineuse bien que quelque peu atypique. Il n’y a pas d’indication actuelle d’effectuer des examens complémentaires et j’ai proposé un traitement migraineux de fond par le Vidora …

Extrait photocopié du registre de constatations du 29/06/97
Rapport du Capitaine S
Le 20/09/90 vers 10H30 lors du stage LilTTiI le Sergent N; __ effectuait
un tir à la 12,7. Elle a alors reçu le bloc d arrière de l’arme dans le visage lors du recul de son arme.
Nature de la blessure, infirmité ou maladie constatée = fracture de dent N°22
Médecin des armées B le 13/04/04

Accident en service en 90 F. dentaire 22 plus traumatisme cervical en hyperextension
Doléances : Céphalées ++
NCB gauche
Douleurs cervicales bilatérales.

Dr El A PSYCHIATRE le 31/03/06
Je soussignée, certifie avoir suivi du 28 mai 2004 au 30 décembre 2005 Madame C N, épouse D pour un état dysthymique ………. avec anxiété voire désespoir, fatigue, troubles de la concentration …. Elle présentait par ailleurs des troubles s’apparentant à une sinistrose …………. et qui l’ont emmenée à multiplier les consultations et les examens complémentaires dans le but d’établir un lien entre ses douleurs et un accident subi avec une arme durant l’exercice de son travail….

Nous ne pouvons, hélas,  recopier l’intégralité de cette expertise, mais nous vous proposons de télécharger les scans du document complet. Vous le verrez rapidement, la suite est assez incroyable : en de pareilles circonstances, les plaignants de ce genre de maux sont considérés comme « de faux malades » alors qu’ils souffrent terriblement.

Nous n’insisterons jamais assez sur l’importance du diagnostic en cas de lésion des ATM assorti de symptômes déroutants pour la médecine lorsqu’elle ignore ou pis, nie les implications neuro-physiologiques d’un bruxisme de réaction.

Cas Clinique :

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