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Formation à la technique Hartmann-Cucchi

Lutte contre le bruxisme par infiltration d’anesthésique dans la fosse infra-temporale.

FORMATION, GRATUITE ET EN LIBRE ACCÈS DESTINÉE AUX MÉDECINS GÉNÉRALISTES ET AUX CHIRURGIENS DENTISTES

Retraité, mes anciens assistants appliquent la technique Hartmann-Cucchi pour soigner les patients atteints de bruxisme et de DTM. Nous souhaitons la rendre accessible gratuitement aux chirurgiens-dentistes français, par le biais de cet article et d’une vidéo de formation.

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formation Technique Hartmann-Cucchi
formation Technique Hartmann-Cucchi

Nous vous en remercions par avance.

Avertissement : la lecture complète de cet article doit impérativement être suivie par le visionnage attentif du film de formation.

La technique Hartmann-Cucchi : Lutte contre le bruxisme par infiltration d’anesthésique, sans adrénaline, dans la fosse infra-temporale.

Pour évoquer le bruxisme centré la langue française n’a à sa disposition qu’un mot peu courant : dyskinésie. Les anglophones utilisent le terme parafonction.

Il convient de se souvenir que pour l’ensemble du corps humain, l’innervation physiologique (non douloureuse) renferme des terminaisons sensitives plus nombreuses et plus variées que l’innervation de la douleur (récepteurs nociceptifs). Ceci se comprend car les stimulations sont plus diverses dans les fonctions normales que dans les phénomènes douloureux.

Voies trigéminales

Fait étonnant : l’innervation sensitive non douloureuse (en particulier la sensibilité physiologique de la dent), contrairement à l’innervation motrice de cette région orale, n’a que peu retenu l’attention, tant de la part des thérapeutes que des chercheurs.

L’importance primordiale des récepteurs tactiles (du toucher-tact) de la peau a été révélée par les travaux de recherche de Patapoutian, prix Nobel de physiologie-médecine en 2021.

Parafonctions orales

En conséquence, la sensibilité orale (notamment celle des dents) a été considérée de façon quasi exclusive sous l’angle de la douleur, négligeant ainsi l’innervation physiologique (non douloureuse).

Cette façon de voir privait les thérapeutes des données récentes sur l’innervation générale de l’organisme : celles-ci démontrent la richesse et la diversité des récepteurs sensitifs physiologiques et leur abondance numérique, y compris dans des organes supposés faiblement innervés comme les viscères.

En fait, la séparation entre récepteurs physiologiques et récepteurs de la douleur n’est pas aussi marquée qu’on le pensait.

Autrement dit, un fonctionnement défectueux des récepteurs physiologiques (généralement inconscient) peut avoir un retentissement pathologique (gène et douleur) le plus souvent conscient.

En effet, pour assurer la commande de tout fonctionnement moteur, les centres nerveux requièrent des informations sensitives correctes en provenance de la périphérie (organes).

La persistance d’un excès ou d’un défaut d’informations est un facteur potentiel de dysfonctionnement.

La sphère orale n’échappe pas à cette règle générale.

 

La dent, organe de tact : élément clé de compréhension !

 

En général il est commun d’assimiler la dent à un ensemble minéralisé « planté » dans l’os des « mâchoires », juste capable de triturer les aliments et susceptible de se manifester sous forme de douleur voire d’infection.

Mais s’en tenir là reviendrait à méconnaître son rôle fondamental : générer des informations tactiles, non douloureuses qui interviennent dans l’occlusion 1.

Ces informations complètent celles envoyées aux centres nerveux par les muscles masticateurs et les articulations des « mâchoires » (A.T.M). La diversité et la richesse de toutes ces informations physiologiques (issues du territoire trigéminal) s’avèrent fort utiles à l’accomplissement d’actes moteurs complémentaires et essentiels à la vie quotidienne : nutrition, respiration, phonation…

En l’occurrence, l’importance fonctionnelle de ce territoire explique le riche éventail de pathologies auquel la sphère orale est exposée.

Les informations dentaires tactiles naissent au niveau de nombreux récepteurs situés dans les périodontes.

Lutte contre le bruxisme - stimulations mécaniques au niveau des dents

Ces récepteurs sont connectés à des fibres sensitives appartenant à des branches des nerfs trijumeaux (V2 ou V3) qui acheminent ces informations dentaires vers le système nerveux central.

 

Dent et parafonction orale

Dès lors que des conditions anormales de stress existent et persistent, en particulier la frustration, il arrive que certains sujets anxieux réagissent par un comportement involontaire : un serrement excessif des dents, provoqué et entretenu par des contractions isométriques soutenues des muscles masticateurs.

Ces informations excessives (durée et/ou intensité) s’avèrent potentiellement perturbatrices pour le système nerveux central 2.

Il ne s’agit point d’un élément isolé ; il s’intègre à des circuits physiopathologiques complexes liés au phénomène spastique chez le sujet stressé. La formation réticulaire y tient une place prépondérante par sa capacité à mettre en place les boucles entre système nerveux central (SNC) et musculature.

L’importance de la capacité sensitive non douloureuse des dents explique, sans doute, un effet amplificateur sur les circuits physiopathologiques spastiques. Au sein de ces circuits, la nature même de cette dyskinésie orale (serrement) est de s’auto-entretenir. Les spécialistes l’intitulent bruxisme centré. Aussi plus le sujet stressé serrera-t-il les dents de manière intense et/ou prolongée, plus il aggravera son état, favorisant même un retentissement délétère sur des zones de son organisme très éloignées de la sphère orale 3.

Stress et serrement de dents, bruxisme

Ces effets néfastes entraineront à leur tour une tendance du sujet à accroitre son bruxisme. Ce dernier rentrera alors dans le cercle vicieux : serrement des dents qui entraine douleurs et douleurs qui entrainent serrement des dents 4.

 

Bref historique :

Comme chirurgien dentiste libéral nous avons utilisé pour nos patients la classique gouttière mandibulaire en résine dure. L’amendement des symptômes, très souvent spectaculaire au début, s’affaiblissaient après un temps extrêmement variable. Le réflexe d’ouverture de la mandibule (la mâchoire) s’épuisait et ne fonctionnait plus. Bien pis, le patient le plus souvent serrait sur sa gouttière plus fortement qu’il ne le faisait lors de la première consultation.

Souvent, les symptômes initiaux s’aggravaient, d’autres nouveaux parfois survenaient : migraines, cervicalgie, crampes nocturnes dans les mollets, fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, troubles intestinaux, respiratoires, voire urinaires et gynécologiques.

En cas de bruxisme, le muscle ptérygoïdien latéral palpé, provoque systématiquement un sursaut du patient :«jump sign = signe du saut» : c’est, en général, le premier muscle à souffrir de l’effet délétère du bruxisme centré.

Formation à la Technique Hartmann-Cucchi

Palpation du muscle ptérygoïdien

Le Dr Janet TRAVELL5 fut le seul médecin à avoir su soulager les douleurs musculaires du président John F. Kennedy. Elle utilisait des infiltrations d’anesthésique dans tous les points douloureux des muscles du dos.

Nous avons pris conscience qu’il était de notre devoir d’enseignant-chercheur de remplacer la voie classique connue (rarement utilisée), très douloureuse et dangereuse (trans-sigmoïdienne) laquelle permettait d’arriver au niveau du nerf mandibulaire (V3). Le but était de dé-contracturer le muscle ptérygoïdien latéral et de mettre au point une thérapeutique pour pallier l’inefficacité à moyen et à long terme de la gouttière.

Le muscle ptérygoïdien latéral est parfaitement palpable à la pression digitale endo-buccale. Les travaux de Barriere6 ont confirmé à l’IRM fonctionnelle (IRMf), l’accessibilité du muscle ptérygoïdien latéral à la palpation.

Formation à la Technique Hartmann-Cucchi

Nous avons imaginé d’appliquer ces deux techniques (la palpation et l’utilisation d’anesthésique au niveau du muscle ptérygoïdien latéral) aux malades souffrant de douleurs des muscles de la mâchoire au cours d’un dysfonctionnement temporo-mandibulaire (DTM = DAM).

zone d'injection technique hartmann-cucchi

Après une recherche approfondie 7 nous avons conçu une voie d’abord endo–buccale totalement indolore et inoffensive, acceptée et tolérée sans problème par les patients. Il fallait atteindre la fosse infra temporale (ex fosse ptérygo-maxillaire) reconnue comme parfaitement étanche elle permet la libération lente, pendant approximativement 8 jours, de l’anesthésique injecté. Le muscle ptérygoïdien latéral était donc « calmé » sans être paralysé, il n’y avait aucune gêne à la mastication, ni à la phonation.

La technique Hartmann-Cucchi : Lutte contre le bruxisme par infiltration d’anesthésique dans la fosse infra-temporale.

Description de la zone d’injection :

La région des muscles ptérygoïdiens est un espace porte-vaisseaux, qui contient plusieurs éléments anatomiques. C’est la raison pour laquelle Nous verrons qu’une courbure de l’aiguille avant de procéder à l’injection est INDISPENSABLE afin d’éviter l’obstacle vasculaire.

Préparation du matériel :

Seringue dentaire pour infiltration endo-buccale, aiguille type tronculaire (longueur 42mm), et deux carpules de 30 ml d’anesthésique type chlorhydrate de mepivacaïne sans vaso-constricteur pour une injection bilatérale (Type Scandonest 30mg/ml de Septodont). Une carpule pour chaque fosse infra-temporale. L’aiguille doit être préalablement courbée, à l’aide du capuchon stérile de l’aiguille au plus près de la seringue pour former une courbe harmonieuse en évitant toute formation d’angle.

détail de la zone d'injection de la technique Hartmann-Cucchi

Les temps de l’infiltration

Le trajet de l’aiguille est de bas en haut et de dedans en dehors. La pointe de l’aiguille est dirigée vers le coté infiltré, penchée vers l’extérieur de chaque trigone rétro-molaire.

Le praticien doit mentalement viser le lobe de l’oreille du côté injecté. Si les recommandations ont été scrupuleusement respectées le risque vasculaire a été évité. Cette intervention ne doit révéler la moindre douleur signe d’un mauvais trajet.

Des injections d’anesthésique ont été réalisées sous scanner dans le service Scanner – IRM du Dr Sarrat à Hôpital St-Joseph de Marseille. Cette recherche met à l’évidence que la pointe de l’aiguille, en fin de parcours se trouve localisée à 8mm de l’entrée du foramen ovale en rapport étroit avec le V3 sensitif.

trajet de l'aiguille pour la technique Hartmann-Cucchi

Huit séances d’infiltrations bilatérales sont indispensables. Souvent, entre la troisième et la sixième séance, le bruxisme centré diminue fortement voire disparait ainsi que les symptômes accompagnateurs. Sous peine de récidive, extrêmement difficile à maitriser, il convient systématiquement de réaliser les huit infiltrations bilatérales

Conclusion :

Botox et Bruxisme

Lorsque nous avons cherché à mettre au point notre technique Hartmann-Cucchi, nous avons passé des années de recherches à trouver un moyen efficace et sans danger pour moduler l’excès de force des muscles masticateurs et ramener l’organisme humain à une position normale des arcades dentaires entre-elles.
A l’époque, le Botox arrivait à peine sur le marché mais vu son effet « paralysant » (c’est une toxine, il ne faudrait pas l’oublier), nous n’avions pas poussé plus loin son expérimentation, alors que l’anesthésique utilisé par la technique Hartmann-Cucchi dans la fosse infra temporale nous donnait entière satisfaction.

Effets indésirables éventuels (sans danger) de la technique H-C à ne pas méconnaitre :

  1. Diffusion de l’anesthésie au niveau de l’hémi-face avec perte de sensibilité.
  2. Une contracture réflexe à l’ouverture de la mandibule à disparition progressive.
  3. Apparition d’un œdème intra-buccal et/ou un bleu sur la joue
  4. Il peut survenir une aggravation des symptômes après une injection ; signe paradoxal d’une issue heureuse du traitement.

Les muscles masticateurs étaient ainsi calmés harmonieusement.

La technique Hartmann-Cucchi : Lutte contre le bruxisme par infiltration bilatérales d’anesthésique dans la fosse infra-temporale.

Grâce à la lente diffusion de l’anesthésique, le muscle relâche progressivement son intense pression sur les dents, tout en permettant une mastication aisée et normale.
Les 50 années de recul thérapeutique et les milliers de patients traités sans aucun effet secondaire prouvent le bien fondé de notre technique.

De très nombreux articles concernant de possibles effets secondaires négatifs de l’utilisation du Botox dans la lutte contre le bruxisme ont été publiés.

Il apparaît que les injections répétées de Botox peuvent dans certains cas provoquer éventuellement, une perte de dents voire entretenir une forte déminéralisation osseuse 8,9,10 de la mandibule (conséquence implantologique).

Donc, un danger potentiel à l’utilisation de fortes doses et/ou répétées de Botox dans la lutte contre le bruxisme.

La sécurité du patient est notre priorité.

Bibliographie

La technique Hartmann-Cucchi : Lutte contre le bruxisme par infiltration bilatérale d’anesthésique dans la fosse infra-temporale.

Bibliographie :

1 Mei N, Hartmann F, Aubert M (1977) Periodontal mechanoreceptors involved in pain. In: Pain in the trigeminal region. Anderson DJ & Matthews B (ed) Elsevier, p103

2 Mei N, Hartmann F, Roubien R (1975) Caractéristiques fonctionnelles des mécano-récepteurs des ligaments dentaires chez le chat. J Biol Buccale 3: 29-39

3 Marfurt Cf, Rajchert Dm 91, Trijeminal primary afferent projections to “non-trijeminal” areas of the rate central nervous system; J. Comp. Neurol. 303 : 489-511

4 Hartmann F. Cucchi G. (2014) « Mal de dos, Fatigue, Migraine …si vous serrez les dents ! » Ed Kawa

5Janet G. TravellDavid G. Simons Myofascial Pain and Dysfunction: The Trigger Point Manual, Volume 1 Williams & Wilkins, 1983

6 P Barriere 1, S Zink, S Riehm, J L Kahn, F Veillon, A Wilk Massage of the lateral pterygoid muscle in acute TMJ dysfunction syndrome Rev Stomatol Chir Maxillofac. 2008

7 Hartmann F, Sarrat P, Gaudy JF et al. (1988) Muscle ptérygoïdien latéral, dissection anatomique et imagerie médicale. Perspectives dans le traitement du SADAM. Act Odont Stomatol 163: 545-66

8 Hong SW, Kang JH. Diminution de la qualité de l’os cortical mandibulaire après injections de toxine botulique dans les muscles masticateurs chez les femmes adultes . Représentant Sci . 2020.

9 Kün-Darbois, J.-D., Libouban, H., Chappard, D. 2015 La toxine botulique dans les muscles masticateurs du rat adulte induit une perte osseuse au niveau des régions condyliennes et alvéolaires de la mandibule associée à une prolifération osseuse au niveau d’un muscle.  Bone 77 : 75-82.

10 Osteopenic consequences of botulinum toxin injections in the masticatory muscles: a pilot study G. Raphael, A. Tadinada, J. M. Bradshaw, M. N. Janal, D. A. Sirois, K. C. Chan.  A. G. Lurie

First published: 17 May 2014 Journal of Oral Rehabilitation

 

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Rappel : si vous souffrez de bruxisme, ou serrement de dents, nous vous encourageons à communiquer cette page de notre site à votre chirurgien-dentiste et nous vous en remercions par avance.

11 Comments

  1. Bonjour,

    Je serre énormément les dents et pourtant régulièrement je fais attention dans la journée.

    Je n'ai pas encore utilisé les gomettes mais c'est une bonne idée.

    Souffrant d'hyperlaxité ligamentaire invalidante, la mâchoire n'est pas épargnée. J'ai eu plusieurs subluxations de la mâchoire dont la dernière m'a empêché d'ouvrir la bouche à plus d'1 doigt pendant plusieurs semaines. Trois mois après la mâchoire est toujours très raide et douloureuse. 

    Ce souci, en plus du bruxime, me donne des migraines, nevralgies d'Arnold, raideurs et douleurs du cou, du dos. J'ai une sciatique également,al aux jambes et la nuit je me réveille brutalement à cause des crampes.

    On m'a diagnostiqué depuis plus de 30 ans fibromyalgique aussi.

    J'ai tout essayé : médicaments, sophrologie, relaxation, EFT, homéopathie, acupuncture, … mais rien y fait.

    Peut-être que votre technique marchera et qu'enfin je revive sans trop de douleurs. 

    J'habite en Ille-et-Vilaine, près de Rennes. Y a t il un professionnel dans ma région ? 

    Merci pour votre réponse 

    Cordialement 

  2. Bonsoir Pr Hartmann,

    Je me permets de vous écrire, je suis un homme de 33 ans, j’habite près de Marseille et je souffre depuis des années (bientôt 7 ans) de douleurs chroniques qui sont devenues aujourd’hui terriblement handicapantes dans mon quotidien (à ne plus pouvoir vivre normalement et une difficulté à travailler). Je me sens seul, parfois incompris et dans une errance médicale…

    Depuis mon adolescence, je souffre de bruxisme centré (tapotement et serrement).
    Au départ, je n’en avais pas pris connaissance et considération même si mon dentiste m’en avait parlé (dû à de légères usures dentaires).

    Puis en 2018, les problèmes commencent…
    Un début de cervicalgies chroniques côté droit et une dysfonction posturale descendante avec des blocages réguliers aux différents points charnières du corps et surtout des 2 premières cervicales ! Mon point noir : la jonction crâne, atlas-axis.
    Les traitements médicamenteux n’ont rien donné et la seule solution que j’ai trouvée et qui me permettait d’être mieux était de consulter un ostéopathe/chiropracteur (pour une séance libératoire et un réajustement). Mais cela ne tenait pas sur le long terme… Au début (2 séances/mois) et aujourd’hui (tous les 7 à 10 jours). De fortes douleurs à la base du crâne côté droit, des raideurs..

    Malheureusement depuis 2019 / 2020, tout s’est enchaîné : des troubles visuels, de fortes douleurs à la mâchoire (surtout au réveil), une fatigue chronique (sommeil non-réparateur), des vertiges (sensation d’ébriété), acouphènes, étourdissements, maux de tête, trouble de la convergence, douleurs lombaires, épaule droite douloureuse et enraidie… Ces symptômes n’ont fait que s’accentuer au fil du temps et aujourd’hui, c’est devenu un enfer.

    Je commence à consulter différents spécialistes dès 2018 pour ces cervicalgies sans réellement trouver d'explications à mes problèmes.
    ORL : RAS
    Ophtalmologue : défaut de convergence pour lequel j’ai suivi une rééducation orthoptique (correction sur écran maintenant)
    IRM cérébrale : RAS
    Le dernier IRM (rachis cervical) en date de 2023 : petite diminution de la lordose physiologique cervicale, pas d'autre anomalie significative visible. On notera juste l'existence d'un hyposignal sur toutes les séquences de la partie la plus postérieure de l'épineuse de la vertèbre C6.

    Je consulte en 2022 un neurochirurgien qui me diagnostic une névralgie d’arnold (sans que cela puisse se voir sur les examens). Une infiltration loco dolenti m'a apporté un léger soulagement sur cette zone, puis une thermocoagulation au niveau de l'émergence nucale du nerf grand occipital, mais sans résultat.
    Je me retrouve systématiquement bloqué de cette charnière occipitale et d’une compensation en cascade…

    En 2022, je consulte différents spécialistes (médecins du sport, stomatologues, orthodontiste : occlusion OK) pour ces douleurs de mâchoire accompagnées d’un craquement à l'ATM constant à la fermeture (seulement côté droit), une limitation de l’ouverte de la bouche, parfois une déviation de la mandibule et surtout toujours de grosses raideurs cervicales, trapèzes, etc.. et on me parle d’un dysfonctionnement cranio-mandibulo-cervicales possible (SADAM).
    Je porte une gouttière nocturne depuis 2020 et depuis 2022, on m’a réalisé une gouttière NTI-TSS qui m’a apporté plus de confort au réveil : moins de douleurs aux masséters.

    Je passe alors une IRM des ATM en août 2022 au Service du Pr. Champsaur à Marseille. Résultats :
    À droite :
    Cavité articulaire avec épanchement.
    Pas de signe en faveur d'un corps étranger intra-articulaire.
    Disque de morphologie globalement normale, de signal pathologique (hypersignal DP postérieur), désuni du condyle dans toutes les positions durant l'examen, faiblement mobile.
    Condyle de trophicité normale, de convexité conservée, sans remodelage, de médullaire grasse sans signe inflammatoire.
    Tubercule de corticale sclérosée (minime), présentant une convexité inférieure harmonieuse
    À gauche :
    Cavité articulaire sans épanchement
    Pas de signe en faveur d'un corps étranger intra-articulaire.
    Disque de morphologie globalement normale, de signal normal, désuni du condyle dans toutes les positions durant l'examen, faiblement mobile.
    Condyle de trophicité normale, de convexité conservée, sans remodelage, de médullaire grasse sans signe inflammatoire.
    Tubercule de corticale sclérosée (un peu plus marqué) présentant une convexité inférieure harmonieuse
    Conclusion :
    Aspect remnographique des désunion condylo-discale marquée réductible bilatérale.

    Depuis, je tourne en rond avec ce compte-rendu. Les différents stomatologues et chirurgiens maxillo-facials ne me donnent aucune réponse et solution mise à part une prescription de kiné maxillo-faciale + gestion du stress. J’ai suivi des séances avec une kiné spécialisée, les exercices et les massages m’ont soulagées un peu, mais les symptômes persistent…

    En 2023, je souhaite de nouveau faire vérifier mon occlusion auprès cette fois-ci d’une orthoposturodontiste (formé par Dr Clauzade). Résultat : une très mauvaise occlusion que j’ai pu faire rééquilibrer complètement.
    Cela fait maintenant plusieurs mois que mon occlusion est réajustée, mais les symptômes sont toujours présents et handicapants…

    J’ai mis en pratique la technique HB de manière rigoureuse depuis maintenant quelques semaines (une très légère amélioration sur la prise de conscience notamment) mais les symptômes persistent…
    J’ai découvert votre Technique Hartmann-Cucchi récemment, pensez-vous que cela puisse m’aider dans mon cas (désunion condylo-discale marquée réductible bilatérale) ? Auriez-vous un confrère à vous proche de Marseille qui utiliserait cette technique et pourrait me prendre en charge ?

    Je vous en serais reconnaissant.
    Bien à vous.

    1. Bonjour Sébastien,

      Une désunion condylo-discale marquée réductible bilatérale  doit être traitée par la technique la technique Hartmann- Cucchi.. Le webmaster va vous diriger vers un  de mes correspondants. Après la  fin du traitement  ( début  août) à  compléter par de l'ostéopathiedes troubles visuels, de fortes douleurs à la mâchoire (surtout au réveil), une fatigue chronique (sommeil non-réparateur), des vertiges (sensation d’ébriété), acouphènes, étourdissements, maux de tête, trouble de la convergence, douleurs lombaires, épaule droite douloureuse et enraidie… Ces symptômes n’ont fait que s’accentuer au fil du temps et aujourd’hui, c’est devenu un enfer. , Je vous serais obligé de m'évaluer  vos différents maux et douleurs ainsi :  Avant yeux +++ Après + Fatigue +++++ Après 0 etc…. NB les acouphènes ( bourdonnements : 95- 100% de résultats positifs malheureusement,  les sons aigus                   ( sifflements) 0 à 2%  de résultats positifs

      Bien à vous

       

      1. Bonjour Professeur,

        Merci beaucoup pour votre retour. Je suis soulagé d'avoir une piste sur laquelle me rediriger pour régler ces problèmes.
        À ce jour, je n'ai pas reçu par mail la liste de vos correspondants dans la région près de Marseille.

        Je vous promets de vous tenir informé de l'évolution avant / après.
        Belle journée à vous.

  3. Bonjour professeur 

    je remet ce message puisque je ne sais pas dans quelles section le publier 

    merci d'avance pour votre reponse 

    Je suis une femme de 37 ans mesurant 1.54m avec un poids de 56kg en 2022 (aujourd’hui 48kg) résidant dans le pas de calais
    Mon mari me disait souvent que je grince des dents la nuit
    Je me permets de vous contacter suite à un problème dans les ATM
    suite à une infiltration dans le dos après diagnostic d’un pincement discale du a un port de charge au travail . j'ai eu une brèche céphalée. La douleur au niveau du crâne étant trop intense un Blue patch a dû être réalisé.
     suite à ça J’ai eu un blocage de la mâchoire
     j'ai donc pris rendez-vous chez un spécialiste qui m’a redirigé vers le CHU de Lille.
    j'ai réalisé des examens  IRM et panoramique dentaire
    11/2022 Le chirurgien qui me suit à réalise une arthrocenthese avec injection de toxine butolique dans l’ATM.
    L’opération a permis une réouverture limité à 2 cm.
    12/2022 Un mois après de nouveaux blocages de la mâchoire en position fermée.
     J’ai réalisé de nouveau un IRM où il a été détecté une luxation réductible.
    Le chirurgien a demandé un avis au professeur du service pour effectuer une meniscopexie.
    En attendant le rdv repas liquide préconisé .
    03/2023 des nouvelles du chirurgien qui me prend en rdv et m’indique qu’il va réaliser de nouveaux des injections de toxines + arthrocenthese.
    06/2023 Réalisation de toxines + arthro
    07/2023 de nouveau blocage aiguë avec trismus complète et latéraux déviation gauche .
    30/08/2023 avis du professeur suite a un irm , réalisation d’une meniscopexie sauf que après sédation et manipulation la mâchoire il a observé une levé complète du trismus avec mobilisation complète des ATM SOUS AG .donc de nouveaux repas liquide jusque la consultation suivante .( Il m’indique que le ménisque côté gauche est très fin et que l’articulation droite est plus grosse que la normal )
    12/09/2023  visite chez le chir ( ouverture mâchoire 2cm max). De nouveaux injections de toxines + séance kiné spécialisé ATM .
    De septembre a janvier séance de kiné ++ et diminution progression de l’ouverture buccale .
    18/01/2024 rdv chir avec de nouveau injection toxines .suite aux injections problèmes de tensions des muscles des ATM .donc de nouveau blocage totale ATM 4 jours après injections avec déviation de la mâchoire a gauche .
    Appel en urgences au chir qui m’indique qu’il y a certainement mauvaise réaction a la toxine et me dit qu’il me revois le 20/03/2024 en rdv parce que il ne peux rien faire de plus il faut attendre .( Il y a des protocoles )
    Plus les jours passent plus j’ai l’impression que les muscles se tendent .
    Le 23/02/2024 au moment du couche  j’ai senti une douleur vive ,j’ai eu le temps de mettre ma gouttière et la ma mâchoire a commencé à se serrer et se dévié vers la gauche .la douleur étant insupportable mon mari m’a amené aux urgences stomato du CHU de Lille . prescription de Miorelaxant ,anti inflammatoire, antalgiques.
    Rdv chir avance au 06/03/2024 suite à l’appel du stomato des urgences au service maxillo
    En attendant fermeture complète en serrage sur le gouttière et déviation
    06/03/2024 le chir préconise une AG pour remettre en place la mâchoire
    14/03/2024 visite du chir dans la chambre avant de descendre qui m’explique que il va réaliser une AG et voir sur place ce qu’il peut faire et que si au réveil il y a pas d’amélioration il me réveil je pars a l’irm et que je redescend pour refaire une AG pour ouverture et voir l’articulation .
    Après l’AG et manip la machoire se replace et une ouverture buccale max de 2cm âpres réduction Ansi qu’une limitation de la diduction
    Résultat réveil et suivi jusque fin d’après midi et retour au domicile .
    Conclusion du chir : il sera réalisé une IRM des ATM et revu 1 mois après opération .
    Prescription : myorelaxants,anti inflammatoire,antalgiques,port gouttière.

    Récapitulatifs des 2 ans
    Myorelaxants +++ ,anti inflammatoire,antalgiques,port gouttière + kiné
    Kiné :Patiente suivi pour une disfonction des articulations temporo mandibulaire bilatérales avec hypertonie du muscle pterygoidien latéral droit et syndrome myofacial
    Pas de signe d’amélioration de l’ouverture
    Mon mari me dit que quand il y a déviation de l’atm la nuit quand je dors il a l’impression que ça se remet en place et des le réveil tout repars sur le cote
    Repas liquide régulier et perte de poids conséquente
    Seance de chiropracteur au début des problèmes
    Séance d’hypnotherapie 1 séance en janvier 2024
    D’après le chir mon problème vient essentiellement du stress
    Pas de rdv dentiste possible pour éventuellement nettoyage et suivi dentaire
    Merci d’avoir pris le temps de lire mon problème .
    Je viens vers vous pour savoir si une solution alternative pourrait être envisagé .
    Je n’en peut plus de cette situation et j’ai l’impression que rien n’avance puisque je reviens tout le temps au point de départ  
    Le déplacement vers une autres région ne me dérange pas .
    Dans l’attente de votre réponse
    Cordialement

    1. Bonjour Elodie, 

      Je viens vers vous pour savoir si une solution alternative pourrait être envisagée: Certes, elle existe , prenez connaissance de la technique Hartmann-Cucchi, décrite en détail dans ce site et venez sur Marseille, vous serez traitée par mes  élèves,.Je  condamne l'usage répété de la toxine botulique, susceptible d'entrainer une perte de dents et une déminéralisation de vos maxillaires (Travaux publiés par les chirurgiens – dentistes japonais)  Si les praticiens du nord  (Chirurgiens – Dentistes +++) acceptent de vous traiter, selon ma technique et acceptent de me consulter ce serait parfait pour vous. J'impose une condition : que vous m'informiez par écrit que vous donnerez dans ce site le  résultat du traitement. Mon traitement des luxations réductibles  et/ ou  non réductibles de l'ATM s'est révélé efficace des  milliers de fois. Par ailleurs, à l'échelon international, l'abandon  de la chirurgie  des ATM est adopté en  majorité.  Communiquez à vos praticiens :  https://www.youtube.com/watch?v=Oqu7qrxmdEk

      Bien à vous

  4. Bonjour  Dr Frd, 

    Je vous remercie vivement pour vos propos. Aidez moi à sa  diffusion.Une anecdote : j'ai été reçu à l'Hôpital de la Timone  à Marseille par le  responsable du service d'hépato-gastro- enterologie après lui avoir communiqué la liste de mes communications et de me publications ainsi que mes trois livres dont un écrit en anglais Après qu'il  a pris connaissnce de tous ces documents. Ilme reçoit dans son bureau et me dit : Hartmann, vous m'avez convaincu, le Syndrome de l'intestin irritable est bien de cause dentaire, je veux dire, il et dû au bruxisme= crispation continuelle des mâchoires dents serrées. Hartman sourit d'aise , puis il ajoute: mais je ne ferai pas votre traitement  !                    No comment

    Bien  à vous

  5. Bonjour,

    Je me présente Thomas, 31 ans en errance médicale depuis plus d'un an. Tout a commencé par une douleur cervicale à la base du crâne après une randonnée assez intense. Très rapidement cette première douleur s'est transformée en une tension dans la nuque, les trapèzes et le haut du dos. Puis malgré les prescriptions médicales d'anti inflammatoire et de kiné cette tension a commencée à affecter ma machoire de manière bilatérale. Comme un idiot je me suis mis à grimacer, "tirer" sur ma machoîre jusqu'à ce que celle-ci finisse par craquer au niveau de l'articulation. Depuis j'accumule les symptômes :

    – Symptomes évoquant une névalgie cervico brachiale pendant plusieurs semaines (dernier doigts engourdis assis à mon bureau)

    – Symptomes évoquant une névralgie de Arnold ou algie de la face avec des douleurs soudaines et violentes des nerfs à l'arrière de la tête jusqu'à l'arcade sourcillière et/ou des nerfs du visage ou je sens bien que cela part de la zone sous l'oreille

    – Douleur au nerf du coude (côté intérieur) et dans le biceps

    – Développement de fasciculations partout dans le corps

    – Douleur soudaine et sourde dans un ou les 2 mollets pendant plusieurs jours (plusieurs fois)

    – Depuis peu énormément de reflux gastrique et sensation de blocage respiratoire rapidement après avoir mangé

    – Douleur type décharge ou pointe au niveau du coeur

    – Tenir une conversation ou rapidement après manger je ressens une raideur de la machoire, raideur de la nuque et gênes respiratoires.

    – Troubles du transit : selles régulièrement de couleur anormales (+ claires) et avec odeur acide

    – Fatigue constante même après une grosse nuit

    – Nervosité et anxiété extrême permanente

    – Perte d'appétit et de poids

    – Ma machoire inférieure est par moment trop mobile car je peux passer mes dents inférieures par dessus mes dents supérieures.

    – A noter que mes articulation de machoire craque violemment 1 à 2 fois par jour sans que je ne le force et sans problème de mobilité.

    Je fais régulièrement des crises, pas plus tard qu'hier ou après une douleur fulgurante dans le nerf au coude, mes 2 machoires se sont raidies atrocement d'un coup associé à une sensation de vibration ou forumillement dans la nuque et la tête.

    Je vis seul donc je n'ai pas d'assurance de serrer les dents. J'ai tenté de me filmer en train de dormir sauf qu'il est difficile de distinguer si je serre les dents lorsque ma bouche est fermée. Ma dentiste m'assure qu'elle n'a pas de traces de grincement sur mes dents. En ce qui concerne la journée, je me scanne beaucoup donc il m'arrive d'avoir les dents en contact mais la plupart du temps je sens que je crispe ma machoire sans mettre en contact mes dents.

    Côté médical : 5/6 prise de sang RAS, Radio cervical/lombaire RAS, Scanner cérébral et cervical RAS, Echographie et ECG cardiaque RAS, Consultation neurologique : IRM cérébral prévu.

    En attente de votre réponse et de votre avis sur mon cas

    Merci

    1. Bonjour Thomas,

      dans votre cas, les Scanner cérébral , et l'IRM cérébral sont tout à fait inutilesPar contre, faites vous prescrire une IRM de vos Articuations Temoro Mandibulaires ( ATM). examen indispensable pour poser un diagnostic d'exclusion . Recopiez moi dans le site les conclusions du radiologue.                                     NB : Le  bruxisme centré est bien le responsable de vos douleurs et de vos troubles 

      Bien à vous

  6. Merci Docteurs pour cette formation en ligne gratuite. Vous donnez ici gratuitement ce que certains feraient payer plus de 1000 euros. Vous donnez au monde médical le fruit de votre vie de professionnel et de chercheur.

    Professeur Hartmann, votre engagement et votre détermination sont un exemple à suivre.

    Confraternels remerciements.

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