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"Il faut déjà pour savoir qu'il faut se retenir de croire" LEIBNITZ

raideurs, douleurs lombaires PDF Imprimer Envoyer

Pour bien comprendre cette rubrique :
N'oubliez pas que tout individu stessé qui ne cesse de crisper les mâchoires dents serrées peut déclencher des douleurs lointaines et des troubles associés à partir des dents, (lesquelles ne sont pas uniquement des organes de douleur mais aussi des organes de tact comme le pouce et l'index en opposition).
Pour ceux qui sont intéressés, la partie scientifique est en bas de page.
idee.jpg N'oubliez pas de consulter les rubriques associées : "Cas cliniques" et "Témoignages"



POSSIBLES DOULEURS :

- nuque (fausse arthrose)
- membre supérieur (parfois acroparesthésie)
- sein la femme (quadrant supéro-externe)
- dos, lombes
- membre inférieur (crampes dans le mollet)

Commentaire général :

IIl est étonnant de constater l'importance de la recherche sur les informations non douloureuses qui peuvent provenir des dents .

- Ainsi dés 1981, RUGGIERO et des auteurs japonais , chacun de leur côté, démontraient chez le rat qu'une telle information pouvait atteindre la moëlle épinière, descendre jusqu'au bas du dos de l'animal et atteindre également les pattes avant et arrière .

Vingt sept ans déjà! Cf : bibliographie


- MARFURT en 1991 démontrait également que les informations du nerf ftrijumeau ( donc des dents continuellement serrées ) pouvait atteindre une grande quantité de régions du système nerveux
.( Pour en savoir plus , Cf : clicker dans la rubrique : Neurophysiologie)

Dix sept ans déjà! Cf : bibliographie

Ne nous étonnons plus si une personne qui serre continuellement ses dents se plaigne , en vain , de douleurs dans les bras , de crampes dans les mains, de crampes dans les mollets, de douleurs dans le dos, parfois de douleurs lombaires.

Attention, si dans l'interrogatoire, la notion de crispation des mâchoires dents serrées n'est pas évoquée ou avouée par le patient cette possibilité de diagnostic ne doit en aucun cas être envisagée .
Le patient doit impérativement, quant à lui , rester en contact avec son médecin.






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Birgitta Wiesinger, Hans Malker, Erling Englund and Anders Wänman Back pain in relation to musculoskeletal disorders in the jaw-face: A matched case–control study Pain 131, 3, 2007, 311-319

- La douleur du dos et les dysfonctions temporo-mandibulaires.(...)
- Les résultats ont montré des associations statistiquement significatives entre, une douleur dorsale continue et des dysfonctions dans le complexe face articulation temporo-mandibulaire (ATM).

keywords: Douleur du dos ; Dysfonctions temporomandibulaires ;Etude comparable de cas cliniques Morbidité commune ; Dysfonctions musculosquelettiques ; dysfonction articualire

Commentaires : La bibliographie internationale corrobore nos propositions concernant la "mise en commun" des neurones trigeminaux (dents , muscles , A.T.M) et des neurones cervicaux sous l’effet d’une stimulation excessive à point de départ dentaire. SI une telle stimulation se produit chez un individu stressé, cette information peut être répercutée tout le long du dos, jusqu’au niveau de la moêlle sacrée.

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Harden RN, Revivo G, Song S, Nampiaparampil D, Golden G, Kirincic M, Houle TT (2007) Une analyse critique des points sensibles dans la fibromyalgie. Pain Med 8; 2: 147-56

OBJECTIF : Conduire des méthodologies destinées à évaluer avec critique les critères de diagnostic du Collège Américain de Rhumatologie (C.A.R.) à propos de la fibromyalgie.
SUJETS : 25 patients fibromyalgiques et 31 sujets de contrôle sains.
INTERVENTIONS : On a déterminé le seuil de pression douloureuse au niveau des 18 points du (C.A.R) et de 5 points factices en se servant d'un algomètre (dolorimètre).
RÉSULTATS DES MESURES : "Les scores totaux algométriques" des patients (sommes des seuils moyens de douleur chez les patients au niveau des 18 points sensibles) furent trouvés tout comme des seuils douloureux au niveau de points factices.
RÉSULTATS : "Les scores totaux algométriques " des sujets pouvaient varier entre les patients fibromyalgiques et les sujets normaux avec une exactitude de 87,5% ( P< 001). Même un seul point sensible donnait une exactitude de diagnostic entre 75 et 89%. Bien que les patients fibromyalgiques avaient moins de douleur sur des points factices, on pouvait aussi se servir des points factices pour le diagnostic (85,7% ; Ps< 0,001). L'analyse hiérarchique des groupes montrait que 3 points pouvaient être utilisés pour une classification avec une exactitude équivalente à l'usage des 18 points.
CONCLUSION : il existe une différence significative dans le "score algométrique total" entre les patients fibromyalgiques et les sujets de contrôle. Nous pensons que cette approche quantifiée (bien que subjective) peut représenter un progrès à propos du schéma diagnostique actuel, mais il doit être testé dans d'autres conditions douloureuses. Plus important, cette étude suggère que des points isolés, des petits groupes de points ou des points factices peuvent être aussi efficaces dans le diagnostic de la fibromyalgie que l'usage habituel des 18 points. Des méthodologies s'imposent pour tester définitivement cette hypothèse.

Commentaires : A la lecture des données exposées ci -dessus, Il apparaît que la fibromyalgie demeure un mystère pour les cliniciens sur le plan étiologique et sur le plan clinique. La présente étude remet en question le nombre de points requis pour définir une fibromyalgie. Nous estimons , quant à nous, que tout malade stressé, crispant les mâchoires dents serrées, souffrant de douleurs du dos résistantes aux antalgiques étiqueté fibromyalgique peut présenter en réalité une dysfonction temporomandibulaire (D.T.M.) et que le diagnostic de fibromyalgie mérite être abandonné. Le traitement d'épreuve que nous préconisons infirmera ou établira notre diagnostic.

argaiv1023

 

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Kampe T, Tagdae T, Bader G, Edman G, Karlsson S. Symptômes rapportés et données cliniques chez un groupe de sujets ayant un comportement de bruxomanie prolongé Oral . Reab. 1997 Aug;24(8):581-7

On a rapporté, les signes  les symptômes et l'histoire médico-sociale  d'un dysfonctionnement cranio-mandibulaire (DCM) (ou temporomandibulaire : N.d.T) chez 29 sujets âgés de 23 à 68 ans. Ces derniers présentaient, depuis 5 ans et plus  un comportement de bruxomanie. On sélectionné les sujets à partir en provenance de réponses  à une annonce dans un journal local. Les sujets présentaient de nombreux symptômes de caractère général ,incluantes problèmes somatiques ou psycho sociaux, des troubles du sommeil, (72%) des douleurs (86%).  Plus de la moitié des sujets (55%) présentaient ces symptômes chaque jour. 69% des sujets faisaient mention de douleurs dans le cou le dos, la gorge, les épaules, 48% des céphalées. Les symptômes les plus communs de DCM étaient la douleur de la face ou des mâchoires (48%), raideur ou gène dans les mâchoires au réveil. (44%), des bruits dans l'articulation des mâchoires (ATM) (34%), fatigue dans les mâchoires à la mastication, (38%) Les signes clinique les plus communs étaient: plus de trois muscles sensibles à la palpation(76%), bruits dans les ATM(55%) et sensibilité de l'ATM à la palpation latérale (66%) Il y avait une relation statistiquement significative entre un serrement de dents fréquent, des céphalées, des douleurs du cou, du dos, de la gorge,  des épaules  et des troubles du sommeil ainsi que scores élevés de l'index clinique de dysfonctionnement (ID). Ceux atteints de serrement de dents présentaient des valeurs de score plus élevés que les "non serrement de dents "pour les douleurs dans la face et les mâchoires, les céphalées, le cou, le dos, la gorge ou les épaules ainsi que l'index de dysfonctionnement. Ces données indiquent une relation de cause entre de fréquents serrements de dents et  de signes et symptômes de CMD, incluant : céphalées et douleurs  du cou, du dos, de la gorge ou des épaules et une haute pathogénie à l'occasion d'une fréquente crispation de mâchoires dents serrées prolongée.


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Bibliographie :

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Mise à jour le Jeudi, 21 Mai 2015 00:09
 
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