French (Fr)English (United Kingdom)Italian - Italy
"Il n'y a pas de recherche appliquée, il n'y a que des applications de la recherche fondamentale" Louis Pasteur
Nuque
argaiv1023
PDF Imprimer Envoyer
• Mme C.R.M., 36 ans, est adressée par son médecin traitant pour une hémicrânie droite, avec douleurs orbitaires et nuchales non calmées par la pharmacopée et accentuées au moment des règles. Ces troubles remontent à 23 mois. Récemment est apparue une brachialgie gauche. Les crises douloureuses s'accompagnent de fortes nausées résistantes aux antiémétiques. Examen clinique : palpation douloureuse des muscles masticateurst. Tomographie des ATM : translation condylienne limitée à gauche. Traitement : 11 séances de myorésolution locale réparties sur deux mois, et prescription d'un myorelaxant. Résultats : après une amélioration lente mais progressive, 4 mois après le début du traitement on note une disparition totale de la symptomatologie. La guérison se maintient, avec un recul de 4 ans.


TÉMOIGNAGE :

Le 5 février 1990, alors que je conduisais un véhicule muni d'un appui-tête, ceinture bouclée, j'ai été heurtée violemment sur le côté gauche par un véhicule qui n'avait pas respecté une priorité en agglomération. Sur le coup, j'ai ressenti une violente douleur au niveau de l'oreille à la suite du choc de ma tête sur le montant de ma portière. Par précaution, je suis allée à l'hôpital passer une radio, bien que je n'aie pas perdu connaissance. Au fur et à mesure de l'attente dans le service des urgences, j'ai perçu des fourmillements douloureux dans le bras gauche, ainsi qu'une sensation d'anesthésie au niveau de l'annulaire et de l'auriculaire gauches. Par ailleurs, je percevais de vifs bourdonnements dans l'oreille gauche, une douleur lancinante au niveau du cou et de l'épaule gauche comme un fort torticolis.
Les radiographies ne montreront pas de lésions osseuses et le Dr G. (traumatologue au service des urgences du CHU de X.) me remettra un certificat médical initial où il est notifié :
- traumatisme cervical bilatéral.
- contracture du sterno-cléido-mastoïdien gauche.
- paresthésie de l'épaule gauche.
- douleurs jusqu'en 06.
- hypoesthésie du bord cubital dela main gauche.
Ce médecin m'a, par ailleurs, prescrit le port d'un collier de mousse pendant une semaine, puis un contrôle radio. Ce collier ne me soulageait absolument pas. Le Dr M., médecin traumatologue qui m'a pris en charge par la suite, a remplacé ce collier par une minerve et a associé un traitement (apranax 550, nurofen, vitamines). Au bout d'une semaine, il m'a fait suivre des séances de kinésìthérapie (chauffage à la paraffine ,massage ,musculation) . Au total, j'ai porté la minerve pendant deux mois et poursuivi ma rééducation pendant le même temps. Cependant, mon état ne s'améliorait absolument pas : j'avais toujours mal.
J'entendais toujours des bourdonnements aigus, j'avais toujours la senstion de ne plus sentir les deux derniers doigts de ma main gauche. Mais de plus , d'autres signes venaient s'ajouter j'étais terriblement fatiguée, incapable de fournir un effort soutenu, malgré l'arrêt de mes activités professionnelles. La douleur irradiait depuis le cou jusque vers l'épaule, le bras, le sein gauche et la nuque. J'avais très souvent mal à la tête, en particulier derrière les globes oculaires et au niveau des sinus. Les bourdonnements aigus me donnaient l'impression d'avoir les oreilles pleines de sable que je n'arrivais pas à faire sortir. J'avais en pemanence à souffrir d'un serrement violent et involontaire de la mâchoire qui m'épuisait. Enfin j'ai souffert de crampes dans les mollets, pris 7 kig en l'espace de deux mois et présentais en permanence une température de 38 à 38,5°. Cela dura jusqu'au 2 avril 1990, date à laquelle, je fus adressée par le Dr M.C dans la consultation du Professeur Francis HARTMANN .
Dès la première consultation, après un examen clinique, il me demanda de subir différents examens :
- Un électromyogramme et un examen du nerf trijumeau.
- Une tomograhie des articulations temporo-mandibulaires (A.T.M.)suivie d'une arthrographie de ces mêmes articulations.
- Un examen ophtalmologique par le Pr B.
- Une consultation auprès du Pr G pour éloigner une cause infectieuse à cette hyperthermie.
L'ensemble de ces examens permit deposer le diagnostic de : "luxation méniscale antéro-interne des A.T.M." associée avec une composante importante de contracture musculaire et une altération des (P.E.S.) Potentiels Evoqués Somesthésiques du nerf trijumeau.
A partir de là, fut instauré le traitement suivant : infiltration de xyloxcaïne dans la mâchoire. Une prescription de Lioresal (baclofène ). Une motivation pour ne plus serrer mes mâchoires et une explication de l'effet désastreux de ce serrement sur ma santé. Dès le début des infiltrations, j'ai percu une très nette amélioration : le serrement des mâchoires qui était devenu insupportable disparaissait pendant 2 à 3 jours après l'injection, puis pendant une semaine environ, pour finir par disparaître complètement en novembre.
Parallèlement tous les signes ont disparu. Rapidement ma température est redevenue normale, jai reperdu 4 Kg, je ne souffrais plus de cette fatigue qui ne m'a quittée pendant trois mois après l'accident, de même les fourmillements et les bourdonnements aigus se sont estompés. En novembre, l'ensemble des signes douloureux et désagréables avaient totalement disparu et on a arrêté les séances d'infiltration. Début mars, je revoyais le Pr HARTMANN pour que celui ci puisse constater de visu ma guérison . Ce dernier m'a cependant averti qu'une rechute était toujours possible, dès lors que je recommencerais à crisper les mâchoires dents serrées. Je ne devais pas, dans ce cas, hésiter à revenir le consulter.

Fait à Marseille le 12 mars 1991 , pour faire et valoir ce que de droit .
LC

Mise à jour le Mercredi, 11 Mai 2011 15:17
 
Home Témoignages Nuque