# Le Bruxisme Assassin !

> Source: https://tmd-dentalmedical.org/le-bruxisme-assassin/
> Author: Rédacteur
> Published: 2018-10-24
> Updated: 2026-11-05

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# Le bruxisme centré, « Grand Imposteur » : quelles maladies peut-il provoquer ?

**Le bruxisme centré** — le serrement involontaire des dents, jour et/ou nuit — est, selon les observations cliniques du Pr Francis Hartmann, la cause ou un facteur aggravant déterminant de migraines, acouphènes, vertiges, fibromyalgie, fatigue chronique et syndrome de l'intestin irritable. Ces pathologies régressent partiellement ou totalement lorsque le serrement cesse, avec un recul thérapeutique de plus de 35 ans. Le diagnostic ne se fait pas sur les radios, mais par l'interrogatoire du patient.

**Auteur :** Pr Francis Hartmann, chirurgien-dentiste, Professeur à la Faculté d'Odontologie de Marseille (1975–1996). Plus de 50 ans de recherche clinique et fondamentale, plusieurs milliers de patients suivis, milliers de témoignages publiés sur ce site maintenu depuis plus de 20 ans. **Dernière mise à jour : 4 novembre 2026.**

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## Qu'est-ce que le bruxisme centré ?

 Le **bruxisme centré**, ou « crispation des mâchoires dents serrées » (expression du Pr Jeanmonod), est le serrement involontaire et répété des dents entre elles — diurne et/ou nocturne, le nocturne étant le plus délétère. Il se distingue du grincement et regroupe tous les contacts dentaires répétitifs anormaux : serrement, tapotements, frottements. Il touche majoritairement les femmes (90 % des serrements diurnes).

| Type de contact dentaire | Définition | Fréquence |
| --- | --- | --- |
| Bruxisme centré (serrement) | Contacts dentaires sans déplacement de la mâchoire | Majoritaire, surtout diurne |
| Grincement (bruxisme excentré) | Mouvements latéraux avec bruit | Moins fréquent |
| Tapotements, frottements | Contacts répétitifs anormaux divers | Variable |

## Pourquoi l'appelle-t-on le « Grand Imposteur » ?

 Depuis plus d'un demi-siècle, les cliniciens américains surnomment les troubles de l'articulation temporo-mandibulaire (**TMJD**, Temporo-Mandibular Joint Disorders) le **« Great Imposter » — le Grand Imposteur** : leurs symptômes imitent tant d'autres maladies que les patients errent de spécialiste en spécialiste (ORL, neurologue, rhumatologue, psychiatre…) sans diagnostic, parfois des années, avant qu'un praticien formé ne fasse le lien avec l'articulation et le serrement des dents. **Remarque :** les abréviations désignent toutes la même famille de troubles — TMD, TMJD (anglo-saxons) ; SADAM, DAM, DTM (francophones). Dans ce site : troubles de l'articulation temporo-mandibulaire (ATM).

## Quel est le mécanisme ? Le nerf trijumeau

 La recherche de l'auteur, fondée sur les neurosciences (neurophysiologie et neuro-anatomie), repose sur une propriété fondamentale : **les deux nerfs trijumeaux** (droit et gauche) sont éminemment réflexogènes — très réactifs lorsqu'ils sont fortement ou durablement stimulés. Tout contact répétitif des dents entre elles sur-stimule les récepteurs sensitifs de la région (dents, muscles masticateurs, ATM). Cette sur-stimulation du nerf trijumeau — responsable de la sensibilité tactile des dents — retentit sur le « pool » de neurones trigémino-cervicaux (A. Delmas, *Voies et centres nerveux*, Masson, p. 46-48) et irrigue des centres cérébraux (hippocampe, amygdale) qui traitent émotions, agressivité, mémoire et apprentissage.

## Quelles maladies sont associées au bruxisme centré ?

 Les cliniciens anglo-saxons ont établi depuis plus de 50 ans la comorbidité entre les troubles temporo-mandibulaires et de nombreuses entités pathologiques. La bibliographie internationale souligne avec insistance cette association.

> L'originalité de l'approche de l'auteur est le sens de la causalité : c'est le bruxisme centré qui provoque les pathologies — et non l'inverse.

 Chez les patients reçus et interrogés, un bruxisme centré a été révélé, le plus souvent, derrière les diagnostics suivants :

| Famille de pathologies | Diagnostics concernés |
| --- | --- |
| **Neurologiques et ORL** | Migraines et céphalées de tension, vertiges idiopathiques, acouphènes (bourdonnements), otalgies, douleurs sinusales, oculaires et rétro-orbitaires, hypersensibilité au bruit et au vent froid, sensation d'oreille bouchée |
| **Musculo-squelettiques** | Fibromyalgie, cervicalgies, douleurs des trapèzes, douleurs référées thoraciques et pelviennes, sensibilité mammaire supéro-externe avec mammographie normale |
| **Fonctionnels** | Syndrome de fatigue chronique, syndrome de l'intestin irritable, dysphagies hautes, souffle court, éréthisme cardiaque, cystite interstitielle, aménorrhées |
| **Immunitaires** *(observations cliniques de l'auteur)* | Maladie de Crohn, psoriasis, lupus érythémateux, spondylarthrite ankylosante, maladie de Ménière |

### Chiffres clés

- Symptômes auriculaires **5 fois plus fréquents** chez les patients TMD que chez les témoins (Kent W. Cox, *Arch Otolaryngol Head Neck Surg.*, 2008 — lien PubMed à insérer).
- Acouphènes à type de **bourdonnements** (sons graves) : **95 à 100 %** de résultats positifs avec le traitement de l'auteur.
- Acouphènes à type de **sifflements** (sons aigus) : **0 à 2 %** de régression.
- Douleurs référées musculaires décrites par la Dr Janet Travell (Travell & Simons, *Myofascial Pain and Dysfunction*).

## Quelle est la preuve ? Le raisonnement par l'effet thérapeutique

 L'argument décisif est thérapeutique et repose sur plus de 35 ans de recul : **lorsque le patient cesse son comportement anormal de crispation des mâchoires dents serrées — par la technique Hartmann-Bratzlavsky (comportementale) et/ou la technique Hartmann-Cucchi (infiltrations bilatérales d'anesthésique sans adrénaline dans la fosse infra-temporale) — les signes de la maladie associée disparaissent partiellement ou totalement, avec un recul vérifié atteignant 30 ans.** *Exemple rapporté par l'auteur :* patiente adressée par le Pr Gallais (service des maladies infectieuses, Hôpital de la Conception, Marseille) pour douleurs musculo-squelettiques généralisées et fièvre constante à 38,5–39 °C avec tous les examens normaux. Traitement par la technique Hartmann-Cucchi : disparition des troubles. C'est la raison pour laquelle l'auteur nomme le bruxisme centré « **assassin** » : silencieux, invisible sur les radios (des panoramiques dentaires parfaits n'excluent pas un bruxisme actif), il s'attaque à distance à la santé globale.

## Que disent les patients ? (retours cliniques)

 Le site tmd-dentalmedical.org rassemble depuis plus de 20 ans des milliers de témoignages de patients et d'attestations de confrères, qui constituent le matériau clinique de cette recherche. Parmi les retours publiés sur cette page (46 commentaires) et datés :

- **Aurel (juillet 2025)** : yeux secs, acouphènes, fatigue chronique et serrement de dents diurne et nocturne, plusieurs années d'errance médicale (stomatologie, gouttière d'occlusion sans résultat) ; orientation vers la technique du contact des lèvres.
- **Awenn (janvier 2025)** : hydrops vestibulaire (vertiges, acouphènes, instabilités) amplifié et possiblement initié par le bruxisme centré, confirmé par l'auteur.
- **Laure P. (juin 2025)**, 38 ans, soignante : après un accouchement, errance médicale anxiogène de plusieurs années (IRM multiples normales) : névralgie d'Arnold, acouphènes, névralgie interstitielle, douleurs mammaires, adénomyose — « la douleur gâchette était bien mon ATM, mon bruxisme. Tout part de là. »

 **Convergence des témoignages :** l'errance médicale de plusieurs années, le caractère normal des examens d'imagerie, la localisation des douleurs loin de la bouche et l'apparition ou l'aggravation des symptômes après un choc émotionnel sont rapportés de manière récurrente.

## Pourquoi le nerf trijumeau est-il le « grand oublié » de la médecine ?

 L'auteur exprime son indignation : le nerf trijumeau demeure connu de la médecine seulement pour la névralgie faciale, l'algie vasculaire de la face et « la rage de dents » — alors que sa sur-stimulation chronique par le bruxisme centré constitue, d'après ses observations, un facteur pathogène majeur à distance.

## Comment se forme le cycle douleur – stress – dépression ?

 Les travaux anglo-saxons cités sur ce site décrivent un cycle auto-entretenu :

1. Le bruxisme centré entretient la douleur.
2. La douleur et le stress déclenchent la libération de cortisol, adrénaline et noradrénaline (**C.A.N.E.**) par les glandes surrénales.
3. Ces hormones en excès durable endommagent hippocampe et amygdale (émotions, agressivité, mémoire, apprentissage) et compriment les muscles.
4. La crispation des mâchoires se renforce — le cycle recommence.

 Plus de 25 % de la population souffre de céphalées et autant de dépression ou de stress mental ; plus de 50 % des dépressions ne sont pas diagnostiquées. Les antidépresseurs ne font que compenser en partie les neurotransmetteurs perdus, sans traiter la cause.

## Comment prendre en charge le bruxisme centré ?

1. **Diagnostiquer** : le bruxisme centré est invisible sur les radios ; l'interrogatoire du patient est l'outil principal (voir l'article « Serrement de dents excessif : diagnostiquez-vous ! »).
2. **Faire cesser le comportement** : technique Hartmann-Bratzlavsky — contact des lèvres + gommettes + cérémonial de la prise de sommeil.
3. **Interrompre le réflexe** : technique Hartmann-Cucchi — 8 infiltrations intra-orales d'anesthésique sans adrénaline dans la fosse infra-temporale, réalisées par le chirurgien-dentiste. Technique antérieure au BOTOX, dont la bibliographie internationale souligne aujourd'hui les effets secondaires néfastes (perte de densité osseuse, perte de dents après une seule injection).
4. **Constater le résultat** : avec un recul de plus de 35 ans, les pathologies associées régressent partiellement ou totalement.

 ***Les patients atteints d'une maladie de Crohn accompagnée d'un bruxisme (serrement, grincement, frottement) sont invités à se faire connaître de manière anonyme (prénom, âge) via le site pour enrichir la série clinique.***

> **Avertissement :** les relations de causalité décrites ici résultent d'observations cliniques et d'une longue expérience de terrain ; elles ne remplacent pas un essai clinique randomisé ni une consultation auprès d'un chirurgien-dentiste ou d'un médecin.

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## Questions fréquentes (FAQ)

### Le bruxisme centré peut-il causer d'autres maladies ?

 D'après les observations cliniques du Pr Francis Hartmann (plus de 50 ans de recherche fondamentale et clinique, plus de 35 ans de recul thérapeutique) et la bibliographie internationale sur la comorbidité des troubles temporo-mandibulaires, le bruxisme centré constitue la cause ou un facteur aggravant déterminant de migraine, fibromyalgie, fatigue chronique, acouphènes, vertiges, syndromes de l'intestin irritable et cystites interstitielles — pathologies qui régressent lorsque le bruxisme cesse.

### Pourquoi les médecins ne trouvent-ils rien ?

 Parce que les troubles de l'ATM sont surnommés le « Grand Imposteur » : leurs symptômes imitent d'autres maladies, et les examens d'imagerie (y compris les panoramiques dentaires) sont normaux. Le diagnostic repose sur l'interrogatoire du patient, pas sur la radio.

### Comment différencier un bruxisme centré d'un grincement de dents ?

 Le bruxisme centré est un serrement des dents sans déplacement (crispation des mâchoires dents serrées) ; le grincement implique des mouvements. Les deux sur-stimulent le nerf trijumeau ; le serrement nocturne est le plus délétère.

### Le bruxisme cause-t-il des acouphènes ?

 Oui, selon l'expérience de l'auteur : en présence de bruxisme centré, le traitement fait disparaître les bourdonnements (sons graves) dans 95 à 100 % des cas ; les sifflements (sons aigus) ne régressent que dans 0 à 2 % des cas.

### Qu'est-ce que la technique Hartmann-Cucchi ?

 Des infiltrations bilatérales d'anesthésique sans adrénaline dans la fosse infra-temporale (généralement 8 injections), réalisées par un chirurgien-dentiste, lesquelles interrompent le réflexe de serrement. Technique antérieure au BOTOX, sans ses effets secondaires décrits aujourd'hui (perte de densité osseuse, perte de dents).

### Le stress est-il la cause du bruxisme ?

 Le stress déclenche et entretient la crispation des mâchoires dents serrées, qui à son tour entretient la douleur et le stress (cycle C.A.N.E. : cortisol, adrénaline, noradrénaline). Traiter le seul stress ne suffit pas : il faut aussi faire cesser ce comportement dentaire anormal.

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## Sources et validation

 *Base scientifique (neurosciences et bibliographie)*

1. **Delmas A. — *Voies et centres nerveux***, 10ᵉ éd., Masson, Paris, p. 46-48 : retentissement d'une stimulation trop intense et/ou prolongée sur le pool de neurones trigémino-cervicaux.
2. **Cox K.W. — Temporomandibular Disorder and New Aural Symptoms**, *Arch Otolaryngol Head Neck Surg.*, 2008 : symptômes auriculaires significativement plus fréquents chez les patients TMD (P < .001) ; 10 % des nouveaux patients ORL présentaient un TMD. *(Insérer ici le lien PubMed/DOI de l'article.)*
3. **Travell J. & Simons D. — *Myofascial Pain and Dysfunction*** : douleurs référées musculaires. *(Insérer le lien vers l'ouvrage ou une référence académique.)*
4. **Bibliographie internationale** sur la comorbidité TMD/TMJD (notamment anglo-saxonne, depuis plus de 50 ans) : concept de « Great Imposter » ; littérature sur le cycle douleur-stress-dépression.
5. **Effets secondaires du BOTOX** : bibliographie internationale récente (perte de densité osseuse, perte de dents après une seule injection). *(Insérer les références précises.)*

 *Base clinique (série de cas documentée)*

1. **Pratique odontologique de l'auteur** : plusieurs milliers de patients interrogés et suivis sur plus de 50 ans ; plus de 35 ans de recul sur les techniques Hartmann-Bratzlavsky et Hartmann-Cucchi ; disparition partielle ou totale des pathologies associées après arrêt du bruxisme.
2. **Milliers de témoignages et attestations** de patients et de confrères publiés sur tmd-dentalmedical.org depuis plus de 20 ans (dont les 46 commentaires de cette page, résumés dans « Retours cliniques »).
3. **Cas clinique rapporté** (fièvre chronique inexpliquée à 38,5–39 °C, Pr Gallais, Hôpital de la Conception, Marseille) : guérison des troubles par la technique Hartmann-Cucchi.

## Pour aller plus loin sur ce site

- [Le Pincement des lèvres contre le bruxisme centré](https://tmd-dentalmedical.org/le-pincement-des-levres-contre-le-bruxisme/)
- Le Traitement incontestable du serrement de dents : Technique Hartmann-Cucchi *(2018 — insérer l'URL exacte)*
- La Technique Hartmann-Bratzlavsky *(2018 — insérer l'URL exacte)*
- Serrement de dents excessif : diagnostiquez-vous ! *(2018 — insérer l'URL exacte)*
- Les Causes du Bruxisme

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## Pourquoi parle-t-on de « Grand Imposteur » ?

Depuis plus d'un demi-siècle, les cliniciens américains surnomment les troubles de l'articulation temporo-mandibulaire (TMJD, Temporo Mandibular Joint Disorders) **le « Great Imposter » — le Grand Imposteur** : leurs symptômes imitent tant d'autres maladies que les patients errent de spécialiste en spécialiste (ORL, neurologue, rhumatologue, psychiatre…) sans diagnostic, parfois des années, avant qu'un praticien formé ne fasse le lien avec l'articulation et le serrement des dents.

**Remarque :** les abréviations désignent toutes la même famille de troubles — TMD, TMJD (anglo-saxons) ; SADAM, DAM, DTM (francophones). Dans ce site : troubles de l'articulation temporo-mandibulaire (ATM).

## Qu'est-ce que le bruxisme centré ?

Le **bruxisme centré ou crispation des mâchoires dents serrées** (expression du Professeur Jeanmonod) est le serrement involontaire et répété des dents entre elles — diurne et/ou nocturne, le nocturne étant le plus délétère. Il se distingue du grincement et regroupe tous les contacts dentaires répétitifs anormaux : serrement, tapotements, frottements. Il touche majoritairement les femmes (90 % des serrements diurnes).

**Quel est le mécanisme ? Le nerf trijumeau !**

La recherche de l'auteur, fondée sur les neurosciences (neurophysiologie et neuro-anatomie), repose sur une propriété fondamentale : **les deux nerfs trijumeaux** (droit et gauche) sont éminemment réflexogènes — très réactifs lorsqu'ils sont fortement ou durablement stimulés.

Tout contact répétitif des dents entre elles sur-stimule les récepteurs sensitifs de la région (dents, muscles masticateurs, ATM). Cette sur-stimulation du nerf trijumeau — responsable de la sensibilité tactile des dents — retentit sur le « pool » de neurones trigémino-cervicaux (A. Delmas, Voies et centres nerveux, Masson, p. 46-48) et irrigue des centres cérébraux (hippocampe, amygdale) qui traitent émotions, agressivité, mémoire et apprentissage.

## Quelles maladies sont associées au bruxisme centré ? (comorbidités)

Les cliniciens anglo-saxons ont établi depuis plus de 50 ans la comorbidité entre les troubles temporo-mandibulaires et de nombreuses entités pathologiques. La bibliographie internationale souligne avec insistance cette association.

> L'originalité de l'approche de l'auteur est le sens de la causalité : C'est le bruxisme centré qui provoque les pathologies — et non l'inverse.

Chez les patients reçus et interrogés, un bruxisme centré a été révélé, le plus souvent, derrière les diagnostics suivants :

**• Neurologiques et ORL :** migraines et céphalées de tension, vertiges idiopathiques, acouphènes (bourdonnements), otalgies, douleurs sinusales, douleurs oculaires et rétro-orbitaires, hypersensibilité au bruit et au vent froid, sensation d'oreille bouchée ou de liquide chaud dans l'oreille (symptômes auriculaires 5 fois plus fréquents chez les patients TMD que chez les témoins — Kent W. Cox, Arch Otolaryngol Head Neck Surg., 2008). **• Musculo-squelettiques :** fibromyalgie, cervicalgie, douleurs des trapèzes, douleurs référées thoraciques et pelviennes, sensibilité mammaire supero-externe avec mammographie normale (douleurs référées décrites par la Dr Janet Travell). **• Fonctionnels :** syndrome de fatigue chronique, syndrome de l'intestin irritable, dysphagies hautes, troubles respiratoires (souffle court), eréthisme cardiaque, cystite interstitielle, aménorrhées. **• Immunitaires (observations cliniques de l'auteur) :** maladie de Crohn, psoriasis, lupus érythémateux, spondylarthrite ankylosante, maladie de Ménière.

**Quelle est la preuve ? Le raisonnement par l'effet thérapeutique !**

L'argument décisif est thérapeutique et repose sur plus de 35 ans de recul : **lorsque le patient cesse son comportement anormal de crispation des mâchoires dents serrées — par la technique Hartmann-Bratzlavsky (comportementale) et/ou la technique Hartmann-Cucchi (infiltrations bilatérales d'anesthésique sans adrénaline dans la fosse infra-temporale) — les signes de la maladie associée disparaissent partiellement ou totalement, avec un recul vérifié atteignant 30 ans.**

*Exemple rapporté par l'auteur :* patiente adressée par le Pr Gallais (service des maladies infectieuses, Hôpital de la Conception, Marseille) pour douleurs musculo-squelettiques généralisées et fièvre constante à 38,5–39 °C avec tous les examens normaux.

> Traitement par la technique Hartmann-Cucchi : disparition des troubles.

**C'est la raison pour laquelle l'auteur nomme le bruxisme centré « assassin »** : silencieux, invisible sur les radios (des panoramiques dentaires parfaits n'excluent pas un bruxisme actif), il s'attaque à distance à la santé globale.

**Retours cliniques : que disent les patients ?**

Le site [tmd-dentalmedical.org](https://tmd-dentalmedical.org) rassemble depuis plus de 20 ans des milliers de témoignages de patients et d'attestations de confrères, qui constituent le matériau clinique de cette recherche. Parmi les retours publiés sur cette page (46 commentaires) et datés : **• Aurel (juillet 2025) :** yeux secs, acouphènes, fatigue chronique et serrement de dents diurne et nocturne, plusieurs années d'errance médicale (stomatologie, gouttière d'occlusion sans résultat) ; orientation vers la technique du contact des lèvres. Statistiques de l'auteur sur les acouphènes en présence de bruxisme centré : bourdonnements (sons graves) : 95 à 100 % de résultats positifs ; sifflements (sons aigus) : 0 à 2 %. **• Awenn (janvier 2025) :** hydrops vestibulaire (vertiges, acouphènes, instabilités) amplifié et possiblement initié par le bruxisme centré, confirmé par l'auteur. **• Laure P. (juin 2025),** 38 ans, soignante : après un accouchement, errance médicale anxiogène de plusieurs années (IRM multiples normales) : névralgie d'Arnold, acouphènes, névralgie interstitielle, douleurs mammaires, adénomyose — « la douleur gâchette était bien mon ATM, mon bruxisme. Tout part de là. » Attire l'attention sur l'errance diagnostique et le refus systématique des antidépresseurs prescrits à la place d'un diagnostic.

**Convergence des témoignages :** l'errance médicale de plusieurs années, le caractère normal des examens d'imagerie, la localisation des douleurs loin de la bouche et l'apparition ou l'aggravation des symptômes après un choc émotionnel sont rapportés de manière récurrente.

## Le nerf trijumeau, grand oublié de la médecine

L'auteur exprime son indignation : le nerf trijumeau demeure connu de la médecine seulement pour la névralgie faciale, l'algie vasculaire de la face et « la rage de dents » — ***alors que sa sur-stimulation chronique par le bruxisme centré constitue, d'après ses observations, un facteur pathogène majeur à distance.***

## Le cycle douleur – stress – dépression

Les travaux anglo-saxons cités sur ce site décrivent un cycle auto-entretenu : le bruxisme centré entretient la douleur ; la douleur et le stress déclenchent la libération de cortisol, adrénaline et [nor-adrénaline](https://fr.wikipedia.org/wiki/Noradr%C3%A9naline) (C.A.N.E.) par les glandes surrénales ; ces hormones en excès durable endommagent hippocampe et amygdale (émotions, agressivité, mémoire, apprentissage) et compriment les muscles, ce qui renforce la crispation des mâchoires.

Plus de 25 % de la population souffre de céphalées et autant de dépression ou de stress mental ; plus de 50 % des dépressions ne sont pas diagnostiquées. Les antidépresseurs ne font que compenser en partie les neurotransmetteurs perdus, sans traiter la cause.

## Vers une prise en charge efficace

**1 Diagnostiquer le bruxisme centré :** il est invisible sur les radios ; l'interrogatoire du patient est l'outil principal (voir l'article « Serrement de dents excessif : diagnostiquez-vous ! »). 2**Faire cesser le comportement :** technique Hartmann-Bratzlavsky (contact des lèvres + gommettes + cérémonial de la prise de sommeil). **3 Interrompre le réflexe** par la technique Hartmann-Cucchi (8 infiltrations intra-orales d'anesthésique sans adrénaline dans la fosse infra-temporale, réalisées par le chirurgien-dentiste) — technique antérieure à l'utilisation du BOTOX, dont la bibliographie internationale souligne aujourd'hui les effets secondaires néfastes (perte de densité osseuse, perte de dents après une seule injection). **4 Constat thérapeutique :** avec un recul de plus de 35 ans, les pathologies associées régressent partiellement ou totalement.

***Les patients atteints d'une maladie de Crohn accompagnée d'un bruxisme (serrement, grincement, frottement) sont invités à se faire connaître de manière anonyme (prénom, âge) via le site pour enrichir la série clinique.***

Voir notre article sur [les causes du Bruxisme](http://tmd-dentalmedical.org/2018/08/10/les-causes-du-bruxisme/) pour plus de précisions.

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### Questions fréquentes (FAQ)

**Le bruxisme centré peut-il causer d'autres maladies ?**

D'après les observations cliniques du Pr Francis Hartmann (56 ans de recherche fondamentale et clinique, plus de 35 ans de recul thérapeutique) et la bibliographie internationale sur la comorbidité des troubles temporo-mandibulaires, le bruxisme centré ou crispation des mâchoires dents serrées constitue la cause ou un facteur aggravant déterminant de migraine, fibromyalgie, fatigue chronique , acouphènes, vertiges, syndromes de l'intestin irritable et cystites interstitielles — pathologies qui régressent lorsque le bruxisme cesse.

**Pourquoi les médecins ne trouvent-ils rien ?**

 Parce que les troubles de l'ATM sont surnommés le « Grand Imposteur » : leurs symptômes imitent d'autres maladies, et les examens d'imagerie (y compris les panoramiques dentaires) sont normaux. *Le diagnostic repose sur l'interrogatoire du patient, pas sur la radio.*

**Comment différencier un bruxisme centré d'un grincement de dents ?**

 Le bruxisme centré est un serrement des dents sans déplacement (crispation des mâchoires dents serrées) ; le grincement implique des mouvements. Les deux sur-stimulent le nerf trijumeau ; le serrement nocturne est le plus délétère.

**Le bruxisme cause-t-il des acouphènes ?**

Oui, selon l'expérience de l'auteur : en présence de bruxisme centré, le traitement fait disparaître les bourdonnements (sons graves) dans 95 à 100 % des cas ; les sifflements (sons aigus) ne régressent que dans 0 à 2 % des cas.

**Qu'est-ce que la technique Hartmann-Cucchi ?**

Des infiltrations bilatérales d'anesthésique sans adrénaline dans la fosse infra-temporale (généralement 8 injections), réalisées par un chirurgien-dentiste, lesquelles interrompent le réflexe de serrement. Technique antérieure au BOTOX, sans ses effets secondaires décrits aujourd'hui (perte de densité osseuse, perte de dents).

**Le stress est-il la cause du bruxisme ?**

Le stress déclenche et entretient la crispation des mâchoires dents serrées, qui à son tour entretient la douleur et le stress (cycle C.A.N.E. : cortisol, adrénaline, noradrénaline). Traiter le seul stress ne suffit pas : il faut aussi faire cesser ce comportement dentaire anormal.

## Sources et validation

*Base scientifique (neurosciences et bibliographie)*

**1 Delmas A. — Voies et centres nerveux,** 10ᵉ éd., Masson, Paris, p. 46-48 : retentissement d'une stimulation trop intense et/ou prolongée sur le pool de neurones trigémino-cervicaux. **2 Cox K.W. — Temporomandibular Disorder and New Aural Symptoms, Arch Otolaryngol Head Neck Surg**., 2008 : symptômes auriculaires significativement plus fréquents chez les patients TMD (P < .001) ; 10 % des nouveaux patients ORL présentaient un TMD.

**3 Bibliographie internationale** sur la comorbidité TMD/TMJD (notamment anglo-saxonne, depuis plus de 50 ans) : le concept de « Great Imposter » ; douleurs référées musculaires (Dr Janet Travell) ; littérature sur le cycle douleur-stress-dépression (dental-health.com, jawpaintmj.com).

**4 Effets secondaires du BOTOX** : bibliographie internationale récente (perte de densité osseuse, perte de dents après une seule injection). Base clinique (série de cas documentée)

**5 Pratique odontologique de l'auteur** : plusieurs milliers de patients interrogés et suivis sur plus de 50 ans ; recul thérapeutique de plus de 50 ans sur les techniques Hartmann-Bratzlavsky et Hartmann-Cucchi ; disparition partielle ou totale des pathologies associées après arrêt du bruxisme.

**6 Milliers de témoignages et attestations** de patients et de confrères publiés sur tmd-dentalmedical.org depuis plus de 20 ans (dont les 46 commentaires de cette page, résumés dans « Retours cliniques »).

**7 Cas clinique rapporté** : fièvre chronique inexpliquée, 39°5 (Pr Gallais, Hôpital de la Conception, Marseille) : guérison des troubles par la technique Hartmann-Cucchi.

**8 Articles liés du site :** « Le Traitement incontestable du serrement de dents : Technique Hartmann-Cucchi » (2018) ; « La Technique Hartmann-Bratzlavsky » (2018) ; « Le Pincement des lèvres contre le bruxisme centré » ; « Serrement de dents excessif : diagnostiquez-vous ! » (2018).

> Avertissement : les relations de causalité décrites ici résultent d'observations cliniques et d'une longue expérience de terrain ; elles ne remplacent pas un essai clinique randomisé ni une consultation auprès d'un chirurgien-dentiste ou d'un médecin.

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