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Dès que l’on évoque les dents comme susceptibles d’être la cause et l’entretien de différentes pathologies, un vent de scepticisme commence à s’élever.

En tant qu’ex-expert dans ma spécialité (les dysfonctions temporo-mandibulaires), près la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence, j’ai du évoquer, en certaines circonstances les publications de chercheurs en Neuro-anatomie et Neuro-physiologie. Le but, était de renforcer dans l’esprit du juge que le bruxisme, sous toutes ses formes, était susceptible de provoquer un effet particulièrement délétère sur l’organisme. Parmi toutes les formes de bruxisme, le bruxisme centré ou serrement de dents s’avérait le plus nuisible conformément aux données relevées dans la bibliographie internationale.

Voici trois attestations de sommités en Neuro-anatomie, Neuro-physiologie et Chirurgie

* une fondée sur la neuro-anatomie fonctionnelle réalisée par le Pr René Louis

* Les deux autres produites par deux ex-directeurs de Laboratoire de Neurobiologie du CNRS : Daniel Menetrey et Noël Mei

Pour tenter d’anéantir ce scepticisme réactionnel classique j’ai songé à recourir à l’avis de trois personnalités indiscutables quant à la qualité de leurs titres et de leurs travaux.

Daniel Menetrey,
Neurophysique et Physiologie du Système Moteur CNRS UMR 8119
Université René Descartes UFR Biomédicale

Paris, le 22/09/03

Je soussigné, Daniel Menetrey, Directeur de Recherche au CNRS, neuro-anatomiste, sans lien de parenté ou d’alliances, de subordination, de collaboration ou de communauté d’intêret avec les parties, certifie que : les données anatomiques ci dessous rapportées ont été scientifiquement prouvées et ont donné lieu à publications dans des journaux scientifiques à diffusion internationale. Je sais que cette attestation est établie en vue de sa production en justice et qu’une fausse attestation m’exposerai à des sanctions pénales.

Certains travaux anatomiques ont mis en évidence d’étroites relations fonctionnelles entre les systèmes sensitifs des nerfs trijumeaux impliqués dans la sensibilité et la motricité de la sphère orale et ceux des nerfs crâniens transmettant la sensibilité respiratoire et viscérale. Ces relations fonctionnelles se font par l’intermédiaire de structures nerveuses ou convergent l’ensemble de ces informations (noyau para et supra trijéminal, noyau sensitif du nerf vague). La désactivation de ces structures conjointement par des signaux buccaux dentaires et viscéraux ont été démontrés.

Le fait que des informations buccales (dents, articulation temporo-mandibulaire) et viscérales (poumons, tube digestif) se rejoignent sur des régions de projection mixte offre un support anatomique à un certain nombre de manifestations physiologiques et/ou pathologiques qui ne pourraient s’expliquer en absence de ces zones de convergence. Il est donc tout à fait probable que ces zones de projection mixte puissent avoir des rôles essentiels dans les réflexes trijémino-spinaux, dans les phénomènes d’intégration trijémino-viscérale et les comportements oraux-moteurs (déglutition).

Daniel Menetrey

Attestation originale manuscrite de Daniel Menetrey Docteur es Sciences, Directeur de Recherche au CNRS en Neuro-anatomie.

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Attestation originale.

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Professeur René Louis
Centre Hospitalier Régional et Universitaire de Marseille
Chef des Hôpitaux, Service d’Orthopédie, Traumatologie et Chirurgie Vertébrale.

Marseille, le 23/03/03

Je soussigné, Louis René, né le 08 juin 1933 à Manosque (04), Professeur honoraire à la faculté de Médecine de Marseille, ex-chirurgien chef des hôpitaux en orthopédie et chirurgie vertébrale, sans aucun lien de parenté ou d’alliances avec le Docteur Francis Hartmann.

Je sais que cette attestation est établie en vue de sa production en justice et qu’une fausse attestation m’exposerait à des sanctions pénales et je certifie avoir personnellement constaté les faits suivants.

Au cours de mes consultations de pathologies vertébrales, j’ai rencontré à plusieurs reprises, des patients ou des patientes qui consultaient pour des douleurs de la nuque ne présentant aucun signe clinique ou radiologique de pathologie vertébrale mais des troubles de la fonction masticatrice et de l’occlusion dentaire. J’ai adressé ces patients au Docteur Francis Hartmann qui les a soulagés par le seul traitement de l’occlusion et de l’articulation temporo-mandibulaire. Cela s’explique par les connexions corrélées entre les nerfs crâniens (trijumeau et les nerfs rachidiens) : la bandelette longitudinale postérieure d’association de la moelle cervicale joue ce rôle de connexion. Voir la photocopie de la planche 35 de mon ouvrage « Anatomie du Système Nerveux Central » P. Bourret et R. Louis Editeur L’Expansion Scientifique Française (1963-1986).

Le docteur F. Hartmann a pu donc être amené à soigner ces malades apparemment hors du cadre de l’odontologie sans dépasser ses compétences.

René Louis

Attestation originale manuscrite du Professeur René Louis, Chirurgien Chef des Hôpitaux, service d'Orthopédie, Traumatologie et Chirurgie Vertébrale - Marseille

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Attestation originale :

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M. Mei Noël,

Né le 7 décembre 1936 à Hyères (83), Directeur de Recherche au CNRS (retraité depuis 1997) ancien sous directeur du Laboratoire de Neuro-physiologie et de Psychologie du CNRS à Marseille, ancien Directeur du Laboratoire de Neuro-biologie du CNRS à Marseille, membre fondateur du périodique scientifique : Journal of Autonomic Nervous System, membre du comité international des Sciences Physiologiques (U.I.P.S.) de 1981 à 1995,  Sociétaire Scientifique de l’Association de Physiologie en langue française de 1986 à 1995, sans lien de parenté ou d’alliance avec les parties, sans lien de subordination, de collaboration ou de communauté d’intérêts avec les parties.

Je sais que cette attestation est établie en vue de sa production en justice et qu’une fausse attestation m’exposerait à des sanctions pénales et je certifie avoir personnellement constaté les faits suivants :

L’émergence de nouvelles techniques, mieux adaptées à l’examen, à l’enregistrement et l’analyse de l’activité nerveuse a permis une avancée spectaculaire de nos connaissances dans le secteur des Neuro-sciences.

Il faut retenir en particulier :

1- il existe généralement, non pas un seul, mais plusieurs centres impliqués dans la régulation d’une même fonction, qu’elle soit somatique ou viscérale, qu’elle concerne un organe ou l’ensemble de l’organisme. De plus, chacun des centres intervenant dans la même fonction, a une participation variable suivant la nature de la tache à accomplir, le moment considéré et son degré d’intégrité (phénomène dit de palsticité).

2 – les fonctions des centres nerveux supérieurs se comprennent mieux aujourd’hui si on prend en compte les données récentes qui établissent la richesse des connexions qui lient les divers centres somatiques et viscéraux (phénomène d’interconnectivité).

3 – au cours des dernières décennies, il a été abondamment démontré que les récepteurs sensitifs – somatiques et viscéraux – sont beaucoup plus nombreux qu’on ne l’avait pensé et leur fonctionnement plus complexe que ne le laissait supposer les ouvrages de Neuro-physiologie.

De plus, les nombreuses informations sensorielles qui naissent dans ces récepteurs somatiques et viscéraux atteignent les mêmes centres supérieurs, de la moelle jusqu’au cortex cérébral (phénomène dit de convergence).

4 – les mécanismes qui sous-tendent ces interactions entre les fonctions viscérales et les fonctions somatiques (interventions viscéro-somatiques ou somato-viscérales) commencent à être bien comprises. On sait qu’il sont de nature nerveuse (on a décrit de très nombreux réflexes somato-viscéraux et viscéro-somatiques), mais aussi de nature humorale et même de nature immunitaire.

Partant de là, on peut comprendre que le stress favorise la survenue de pathologies viscérales (cardio-vasculaires ou digestives, par exemple) par le biais du système nerveux autonome, du système endocrinien (libération anormale des hormones digestives notamment) et du système immunitaire (modification des réponses humorales et cellulaires des défenses immunitaires).

Par ailleurs, toute information sensitive qui parvient aux centres supérieurs peut induire des effets somatiques et viscéraux si elle a une durée ou une intensité anormale.

L’ensemble des données citées ci-dessus ont une valeur très générale. Elles s’appliquent très vraisemblablement à l’appareil manducateur. Il faut reconnaître que les recherches dans ce domaine restent bien moins avancées que pour d’autres territoires de l’organisme. Les données obtenues à l’étranger et en France (à Marseille, des recherches ont été effectuées dans le cadre d’une coopération avec le CNRS par MM Hartmann, Roubien, Salenc, Trub, Bonfil, Marcy, Heraud, Orofino en particulier) montrent que l’appareil manducateur fournit une riche palette d’informations sensorielles issues de l’articulation temporo-mandubulaire, de l’os, des muscles et de l’organe dentaire. En outre, ces informations sensorielles, parviennent aux différents centres spécifiques de l’appareil manducateur (noyau sensitif du trijumeau en particulier), mais aussi au centres intégrateurs des fonctions viscérales (noyau du faisceau solitaire, hypothalamus et cortex cérébral).

Ces différentes formations centrales présentent entre-elles de très nombreuses connexions réciproques. Signalons enfin que la stimulation prolongée peut induire un accroissement de la sécrétion d’hormone de croissance.

En conclusion, bien qu’encore parcellaires, ces données sur l’appareil manducateur ainsi que les données générales sur le fonctionnement du système nerveux, autorisent à penser que les anomalies du système manducateur sont susceptible de retentir sur l’activité de tout l’organisme et notamment sur les fonctions viscérales.

Fait à Marseille le 23 mars 2003

Attestation originale manuscrite de Noël Mei, Directeur de Recherche au CNRS, ancien sous-directeur du Laboratoire de Neurophysiologie et de Psychologie du CNRS de Marseille, ancien Directeur du Laboratoire de Neurobiologie du CNRS de Marseille

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Attestation originale.

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J’ajouterai que l’ensemble des attestations de ces trois sommités m’a incontestablement validé dans ma propre recherche et mes conclusions. Aussi, ai-je le plaisir et la fierté de les citer et de les associer au véritable bouleversement de la connaissance, du dysfonctionnement temporo-mandibulaire.

Alors que la France, encore en 2019 se montre frileuse, la recherche internationale, par le biais de  nombreuses publications incite sans cesse, par exemple, à rapprocher intimement le mauvais fonctionnement de l’articulation des mâchoires avec des troubles végétatifs : respiratoires ,cardio- vasculaires , digestifs et urinaires.

Les femmes sont essentiellement touchées ( 80%).   La cause dentaire n’étant pas retenue, la fibromyalgie faussement évoquée par le médecin traitant, ces femmes tombent en dépression, symptôme unanimement évoqué dans la littérature internationale spécialisée sur la question.

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