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"Ne pas juger d'une partie du corps sans connaître le tout, lui même indissociable de son milieu" HIPPOCRATE

Fièvre prolongée inexpliquée, anorexie, obésité
argaiv1023
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Pour bien comprendre cette rubrique :
N'oubliez pas que tout individu stessé qui ne cesse de crisper les mâchoires dents serrées peut déclencher des douleurs lointaines et des troubles associés à partir des dents, (lesquelles ne sont pas uniquement des organes de douleur mais aussi des organes de tact comme le pouce et l'index en opposition).
Pour ceux qui sont intéressés, la partie scientifique est en bas de page.
idee.jpg N'oubliez pas de consulter les rubriques associées : "Cas cliniques" et "Témoignages"


POSSIBLES FIEVRE PROLONGEE INEXPLIQUEE
et TROUBLES du COMPORTEMENT ALIMENTAIRE
(excès ou manque d'appétit)


Commentaire général :

Il est étonnant de constater l'importance de la recherche fondamentale sur les informations non douloureuses qui peuvent provenir des dents.
Sachez que les dents serrées trop fortement ou très longtemps chez un individu stressé envoient des informations nuisibles dans le thermostat de l'organisme.Ce thermostat est situé dans une petite glande située sous le cerveau : l' hypothalamus. Il est scientifiquement prouvé que les dents envoient des informations dans l'hypothalamus. Celui-ci est alors déréglé et l'on a affaire à ce que les médecins appellent une Fièvre Prolongée Inexpliquée (F.P.I.). Faire stopper la crispation des mâchoires dents serrées, c'est faire stopper ce genre de fièvre. Le témoignage ci dessous rend compte de l'apparition et de la disparition de la F.P.I. De plus ces mêmes dents envoient des informations (prouvées encore scientifiquement) dans le centre du comportement alimentaire. Faire stopper la crispation des mâchoires dents serrées c'est expliquer une perte de poids (cf : témoignage ci dessous), c'est expliquer aussi peut être un manque d'appétit. Cf : ANOREXIE)




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Fièvre Prolongée inexpliquée : les récepteurs dentaires à la suite d'une crispation des mâchoires dents serrées atteignent les Noyaux Pré-Optiques, thermostat de l'organisme et le dérègle totalement. L'arrêt de la crispation continuelle normalise la T°. Sa reprise peut créer de nouveau le fébricule .

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Les récepteurs de tact, de manière analogue, dérèglent le centre du comportement alimentaire = VMH
Une prise de poids plus ou moins importante peut en résulter.

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Les récepteurs de tact, de manière analogue, dérèglent le centre du comportement alimentaire = VMH
Une perte de l'appétit entraînant une perte de poids plus ou moins importante peut en résulter
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NEVILLEN H. GOLDEN, I.R. SHENKER (1994) Aménorrhée dans l'anorexie mentale contrôle neuroendocrinien du dysfonctionnement hypothalamique.

L'aménorrhée est l'une des caractéristiques principales de l'anorexie mentale et est associée au dysfonctionnement hypothalamique. Les premières hypothèses évoquant la perte de poids, la diminution de graisse corporelle, ou l'exercice ne sont pas vraiment concluantes quant à l'étiologie de l'aménorrhée, dans l'anorexie mentale. Des troubles de l'activité dopaminergique centrale et de l’activité opioïde ont été dénotés dans l'anorexie mentale et ces deux substances sont connues pour réguler la sécrétion de la LH (luteinizing hormone) véhiculée par la GnRH (gonadotropine releasing hormone). Les niveaux sériques de la LH, de la FSH (follicle stimulating hormone), d’estradiol, et de prolactine ont été mesurés au départ et après l'administration de métoclopramide (antagoniste du récepteur dopaminergique D2) sur 10 cas récemment déclarés de femmes souffrant d’anorexie mentale et sur 10 femmes du même âge en bonne santé. Le taux basal de prolactine et la réaction de la prolactine au métoclopramide ont été considérablement affaiblis dans le groupe de femmes souffrant d’anorexie mentale. Le métoclopramide n'a pas entraîné d’augmentation significative de la LH chez les anorexiques ni chez les femmes du groupe de contrôle. Les anomalies des neurotransmetteurs ont peut-être une influence sur le dysfonctionnement hypothalamique dans l'anorexie mentale, mais le mécanisme exact reste à déterminer. © by John Wiley & Sons, Inc.

Commentaire sur l'aménhorrée (absence de règles) :
La première publication française TRUB & MEI sur les projections des dents remonte à 24 ans !
Dès 1991, notre équipe mettait en évidence sur le plan international la projection des récepteurs dentaires de tact au niveau de l'hypothalamus. Grâce à la méthode des microélectrodes , mise au point par Noël MEI au Laboratoire de Neurobiolgie du C.N.R.S. (Marseille - France), mes collaborateurs (tous, comme moi, chirurgiens - dentistes + maîtrise de physiologie animale à la Faculté des Sciences) ont démontré que les récepteurs périodontaux étaient susceptibles de provoquer soit des réponses excitatrices soit des réponses inhibitrices des cellules hypothalamiques.
On peut ainsi émettre l'hypothèse suivante :
- Soit les récepteurs dentaires ont une action négative sur l'activité centrale opioïde et dopaminergique
- Soit ils modulent de manière négative la sécrétion de GnRh (gonadotrophine) et de la lutéine (LH)
L'arrêt de la surstimulation à point de départ dentaire et son retentissement au niveau hypothalmique expliquerait la supression quasi systématique de l'aménorrhée.

P.S. Vous comprenez bien que c'est seulement, ma passion de la neurophysiologie et mon caractère de chercheur qui m'a fait noter dans mes dossiers les remarques de mes patientes en fin de traitement :
" Merci de m'avoir fait cesser ma manie de serrer les dents, ah , à propos , depuis, j'ai observé le retour de mes règles. Elles avaient disparu depuis, tant ou tant de temps…"
Une patiente, deux patientes, dix, vingt etc… L'article cité ci-dessus a su réveiller mon intérêt. Il faut savoir qu’une palombe privée de soleil ne pond plus d’œuf. Après une réexposition au soleil, la palombe est capable de repondre normalement. Il est indispensable de se rappeler que pour pondre un œuf, la palombe doit impérativement recevoir un stimulus lumineux, via la rétine de l’animal, au niveau de l’hypothalamus.
Si une stimulation lumineuse active les fonctions de l’hypothalamus, vous conviendrez aisément que le serrement excessif des dents arrivant en force au niveau hypothalamique (Cf : supra) puisse déregler totalement le fonctionnement harmonieux de cette glande endocrine.


Commentaires:

Tous les comportements peuvent être modifiés par un serrement de dents trop intense et/ou trop prolongé.
* Les dents envoient des informations dans l'hypothalamus.
* L'hypothalamus est voisin de l'amygdale (autre structure que celle située dans votre gorge)
* Cette amygdale est le siège de l'agressivité ; elle communique avec l'hypothalalmus
* En conséquence, il n'est pas étonnant qu'un individu qui serre les dents de manière excessive devienne agressif.
La publication des américains ci-dessous en amène la preuve.

Molina OF, Dos Santos J Jr. (2002) Agressivité chez les patients à bruxisme - temporomandibulaire (BTM) opposés à des contrôles témoin : une étude par comparaison clinique résultats préliminaires. Cranio. 20 ; 4: 282-8

L'étude impliquait un groupe de 110 patients temporomandibulaires à comportement de bruxomanie (.30 léger , 40 modérés, 40 sévères) avec pour objectif de tester l'hypothèse alternative selon laquelle , eu égard à l'agressivité , il y aurait des différences significatives entre ces groupes .
(.............) Ces résultats suggèrent que dans ces sous-groupes de( BTM) une dépression aggravée correspond à une agressivité aggravée et corrobore les recherches précédentes indiquant qu'il y a une relation entre agressivité et bruxisme ( seulement dans les groupes avec bruxisme modéré et sévère ).

Trub M, Mei N (1991) Effets de la stimulation périodontale sur les neurones ventro médians de l'hypothalamus ( VMH)., chez le rat anesthésié Brain Res Bull 27; 1: 29-34

Chez des rats anesthésiés on a appliqué des stimulations mécaniques sur l'incisive supérieure .La direction et l'intensité de la stimulation de celles ci pouvaient être modifiées pendant que l'on enregistrait des activités unitaires au niveau du Noyau Ventro Median de l'Hypothalamus ( VMH) par le biais de microélectrodes de verre extracellulaires. On a démontré à ce niveau la
grande sensibilité des récepteurs périodontaux à la direction et à l'intensité des stimulations. Ces données rapportées ici en détail suggèrent que les afférences périodontales pourraient être invoquées dans des mécanismes physiologiques incluant la régulation de la prise de nourriture et l'ostéomorphogénèse.

Commentaires sur l'obésité et l'anorexie :
On a pu préciser que chaque information dentaire entraînait une réponse soit positive soit négative des cellules hypothalamiques . Au niveau du Noyau Ventro-Médian de l'hypothalamus. (Cf: fig. et biblio. cidessous ). On peut logiquement en déduire que le comportement alimentaire puisse en être modifié soit dans le sens de l'hyperphagie entraînant l'obésité soit dans le sens de l'anorexie. Ces données fondamentales sont susceptibles d'être, à notre sens, pour les cliniciens, d'une importance extrême en ce qui concerne l'anorexie mentale des jeunes filles, voire leur obésité. La jeune malade stressée, crispe-t-elle ou non les mâchoires dents serrées ? Est-elle obèse, devient-elle d'une maigreur extrême ? Une anamnèse rigoureuse prend ici toute sa valeur.


TÉMOIGNAGE :

Le 5 février 1990, alors que je conduisais un véhicule muni d'un appui tête, ceinture bouclée, j'ai été heurtée violemment sur le côté gauche par un véhicule qui n'avait pas respecté une priorité en agglomération.
Sur le coup, j'a ressenti une violente douleur au niveau de l'oreille à la suite du choc de ma tête sur le montant de ma portière. Par précaution, je suis allée à l'hôpital passer une radio, bien que je n'aie pas perdu connaissance
Au fur et à mesure de l'attente dans le service des urgences, j'ai perçu des fourmillements douloureux dans le bras gauche, ainsi qu'une sensation d'anesthésie auniveau de l'annulaire et de l'auriculaire gauches.
Par ailleurs, je percevais de vifs bourdonnements aigus dans l'oreille gauche et une douleur lancinante au niveau du cou et de l'épaule gauche comme un fort torticolis.
Les radiographies ne montreront pas de lésions osseuses et le Dr G. (traumatologue au service des urgences du CHU de X...) me remettra un certificat médica linitial où il est notifié:
- traumatisme cervical bilatéral.
- contracture du sterno-cléido-mastoîdien gauche.
- paresthésie de l'épaule gauche.
- douleurs jusqu'en C6.
- hypoesthésie du bord cubital dela main gauche.

Ce médecin m'a, par ailleurs, prescrit le port d'un collier de mousse pendant une semaine, puis un contrôle radio. Ce collier ne me soulageant absolument pas, le Dr M., médecin traumatologue qui m'a pris en charge par la suite, a remplacé ce collier par une minerve et a associé un traitement (apranax 550, nurofen, vitamines). Au bout d'une semaine, il m'a fait suivre des séances de kinesithérapie (chauffage à la paraffine, massage, musculation). Au total, j'ai porté la minerve pendant deux mois et poursuivi ma rééducation pendant le même temps. Cependant, mon état ne s'améliorait absolument pas : j'avais toujours mal, j'entendais toujours des bourdonnements aigus, j'avais toujours la sensation de ne plus sentir les deux derniers doigts de ma main gauche. Mais de plus, d'autres signes venaient s'ajouter, j'étais terriblement fatiguée, incapable de fournir un effort soutenu, malgré l'arrêt de mes activités professionnelles. La douleur irradiait depuis le cou jusque vers l'épaule, le bras, le sein gauche et la nuque. j'avais très souvent mal à la tête, en particulier derrière les globes oculaires et au niveau des sinus. Les bourdonnements aigus me donnaient l'impression d'avoir les oreilles pleines de sable que je n'arrivais pas à faire sortir. J'avais en permanence à souffrir d'un serrement violent et involontaire de la mâchoire qui m'épuisait. Enfin j'ai souffert de crampes dans les mollets, pris 7 kg en l'espace de deux mois et présentais en permanence une température de 38 à 38,5°. Cela dura jusqu'au 2 avril 1990, date à laquelle, je fus adressée dans la consultation du Professeur Francis HARTMANN. Dès la première consultation, après un examen clinique, il me demanda de subir différents examens :
- Un électromyogramme et un examen du nerf trijumeau.
- Une tomograhie des articulations temporo-mandibulaires(A.T.M.) suivie d'une arthrographie* de ces mêmes articulations.
- Un examen ophtalmologique par le Pr B.
- Une consultation auprès du Pr G pour éloigner une cause infectieuse à cette hyperthermie.
L'ensemble de ces examens permit deposer le diagnostic de: " luxation méniscale antéro-interne des A.T.M."associée avec une composante importante de contracture musculaire et une altération des (P.E.S.) Potentiels Evoqués Somesthésiqiues du nerf trijumeau. A partir de là, fut instauré le traitement suivant : infiltration de xyloxcaïne dans la mâchoire. Une prescription de Lioresal. Une motivation pour ne plus serrer ma mâchoire et une explication de l'effet désastreux de ce serrement sur ma santé.
Dès le début des infiltrations, j'ai percu une très nette amélioration : le serrement des mâchoires qui était devenu insupportable disparaissait pendant 2 à 3 jours après l'injection, puis pendant une semaine environ, pour finir par disparaître complètement en novembre.
Parallèlement tous les signes ont disparu. Rapidement la température est devenue normale, jai reperdu 4 Kg, je ne souffrais plus de cette fatigue qui m'a tenue pendant trois mois après l'accident, les fourmillements et les bourdonnements aigus se sont estompés. En novembre, l'ensemble des signes douloureux et désagréables avait totalement disparu et on a arrêté les séances d'infiltration.
Début mars, je revoyais le Pr HARTMANN pour que celui puisse constater de visu ma guérison. Ce dernier m'a cependant averti qu'une rechute était toujours possible, dès lors que je recommencerais à crisper les mâchoires dents serrées. Alors, je ne devais pas hésiter à revenir le consulter.
Fait à Marseille le 12 mars 1991
L. C
NB: Cette patiente était une sage-femme .
Ce détail explique les précisions techniques qu'elle peut apporter.


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Bruno LEBRUN, Bruno BARIOHAY and André JEAN
RÉGULATION DE LA PRISE ALIMENTAIRE : ASPECTS NEUROBIOLOGIQUES Bull. Acad. Vét. France — 2006 - Tome 159 - N°4 www.academie-veterinaire-france.fr 289


La prise alimentaire, comportement vital pour la survie, est soumise à une intense régulation de la part du cerveau, afin de maintenir l’homéostasie énergétique. Les réseaux neuronaux, localisés dans les noyaux hypothalamiques et dans le complexe vagal dorsal du bulbe rachidien, jouent un rôle crucial dans l’intégration des signaux de satiété et d’adiposité. Contrairement à la conception classique du modèle hiérarchisé où l’hypothalamus joue le rôle majeur, les résultats actuels sont en faveur d’unmodèle distributif. Il est intéressant de noter que la réorganisation des réseaux neuronaux et la neurogenèse sont impliquées dans la régulation de la prise alimentaire et du poids corporel , ce qui suggère que l’étude de la neuroplasticité pourrait ouvrir des pistes originales pour la compréhension des désordres de la balance énergétique tels que l’obésité.

Mots-clés : prise alimentaire, poids corporel, hypothalamus, bulbe rachidien, neuroplasticité.


Bibliographie :


Brobeck JR (1960) Food and temperature. Rec Prog Hormon Res 16: 439-66

Isaac B, Kernbaum S (1981) Fièvres prolongées inexpliquées. Nouv Press Medic 10; 40: 3311-7

Kernbaum S (1990) Eléments de pathologie infectieuse 5ème éd. Simep/Specia

Trub M (1979) Projections hypothalamiques de la sensibilité desmodontale. Thèse 3ème Sci Odontol Marseille, 113 p

Trub M, Mei N, Orsini JC (1991-A) Macro and micro-electrode study of hypothalamic projections of periodontal afferents in the rat and cat. Brain Res Bull 27: 29-34

Trub M, Mei N (1991-B) Effects on periodontal stimulation on VMH neurones in anesthetized rats. Brain Res Bull 27, 1: 29-34

Trub M, Mei N, Orofino J (1996) Periodontal and gastric convergences within the hypothalamic ventromedial nucleus area - single unit study on anesthetized rats. Behav Brain Res 72: 33-7
 
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