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"Il n'y a pas de recherche appliquée, il n'y a que des applications de la recherche fondamentale" Louis Pasteur
douleurs dans le quadrant supero-externe
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Pour bien comprendre cette rubrique :
N'oubliez pas que tout individu stessé qui ne cesse de crisper les mâchoires dents serrées peut déclencher des douleurs lointaines, ici le sein, et des troubles associés à partir des dents, (lesquelles ne sont pas uniquement des organes de douleur mais aussi des organes de tact comme le pouce et l'index en opposition).
Pour ceux qui sont intéressés, la partie scientifique est en bas de page.
idee.jpg N'oubliez pas de consulter les rubriques associées : "Cas cliniques" et "Témoignages"


En cas de serrement excessif des dents les DOULEURS POSSIBLES sont :

- nuque (fausse arthrose)
- membre supérieur (parfois acroparesthésie)
- sein la femme (quadrant supéro-externe)
- dos, lombes
- membre inférieur (crampes dans le mollet)

Commentaire général :

Dans ce cas très précis il s'agit d'une douleur référée très particulière localisée en haut du sein, en réalité au niveau des muscles pectoraux. La malade a consulté déjà son gynécologue qui l'a rassurée en lui précisant que ses examens clinique et radiologique sont normaux. Celle ci demeure en général très inquiète.
L'arrêt de la crispation des mâchoires dents serrées entraine, par voie de conséquence, au bout de quelque temps, la disparition du symptôme.

Il peut sembler inconcevable qu'un gynécologue adresse au chirurgien-dentiste une patiente pour des douleurs mammaires. Et pourtant, grâce au flair clinique du Pr PIANA, gynécologue, cette malade qui a entrepris le voyage de Poitiers vers Marseille a pu être soulagée. La multiplicité des douleurs référées et des troubles associés induites par une crispation des mâchoires dents serrées semble difficilement admissible. Dans les pays latins , en France , particulièrement , l'inconscient collectif répugne à admettre qu'un serrement continuel des dents puisse être à l'origine de tant de désordres .
Le simple rappel : des publications de Ruggiero, de Marfurt Cf : Bibliographie, permettent de savoir que chez un individu stressé, les informations trigéminales (donc dentaires) sont susceptibles de descendre, via la moëlle épinière, et d'atteindre la moêlle sacrée.
Encore, faut -il se donner la peine de les lire, et de ne pas dire sentencieusement :
" Moi , je suis un clinicien et pas un chercheur, la neurophysiologie : je n'y comprends rien"
Avant d'atteindre la moëlle sacrée, la région des muscles pectoraux est rendue douloureuse par cette crispation continuelle des mâchoires dents serrées.
Cf : Témoignage= Sein
Le Pr PIANA rassuré par son propre examlen clinique et mammographique a su faire le diagnostic différentiel et orienté sa malade; grâce lui soit rendue .

Au XXI ème siècle, en présence de douleurs multiples, lors d'un interrogatoire, ne pas poser à son / sa malade cette question " Crispez - vous les mâchoires dents serrées", devient une omission importante de l'interrogatoire



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Les racines sensitives trigéminales innervant les dents peuvent établir leur première synapse au niveau caudal du complexe sensitif du trijumeau et ipso facto, être en contact avec les neurones sensitifs cervicaux : C1, C2, C3. Il existe donc au niveau de la moëlle cervicale un “pool“ de neurones trigémino-cervicaux.
Pour DELMAS, (Professeur d’anatomie à l’université de PARIS) "il existe, à ce niveau des cellules spéciales dites cellules cordonnales encore appelées cellules funiculaires, susceptibles de relier les métamères entre eux depuis la moêlle cervicale jusqu’à la moêlle sacrée”.
*A ce niveau, les métamères voisins sont reliés les uns aux autres, de telle sorte que tout réflexe est, en pratique plurisegmentaire et que ce réflexe peut, si l’excitation qui le provoque est d'une intensité suffisante diffuser sur toute la hauteur de la moêlle pouvant ainsi atteindre la moëlle sacrée.
* Ces données mettent en lumière l'effet que peut avoir une stimulation trop intense et/ou trop prolongée sur le “pool” de neurones trigémino-cervical précité et son retentissement à très longue distance.
*Cette surstimulation , en l’occurence provenant de la : " crispation
des mâchoires dents serrées " appelée par les spécialistes = bruxisme centré (différent du bruxisme de grincement)

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