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"Etre un vrai scientifique c'est avoir un esprit d'accueil et de regarder avec intêret ce qui est nouveau" Louis LEPRINCE-RINGUET

Essoufflement inexpliqué PDF Imprimer Envoyer

Pour bien comprendre cette rubrique :
N'oubliez pas que tout individu stessé qui ne cesse de crisper les mâchoires dents serrées peut déclencher des douleurs lointaines et des troubles associés à partir des dents, (lesquelles ne sont pas uniquement des organes de douleur mais aussi des organes de tact comme le pouce et l'index en opposition).
Pour ceux qui sont intéressés, la partie scientifique est en bas de page.
idee.jpg N'oubliez pas de consulter les rubriques associées : "Cas cliniques" et "Témoignages"



POSSIBLES TROUBLES LEGERS
de la CONTRACTION CARDIAQUE,
de la VENTILATION,
de la DIGESTION,
de la MICTION



Commentaire général :

Il est étonnant de constater l'importance de la recherche fondamentale sur les informations non douloureuses qui peuvent provenir des dents.
Quel rapport peut -il y avoir entre un essoufflement et le serrement excessif de dents ?
En première analyse : aucun. Mais si on cherche dans le site la rubrique "Neurophysiologie", on est saisi par l'étendue des territoires susceptibles d'être envahis par les informations venant des dents. Les dents serrées, vont finalement avoir une action extrêmement néfaste sur le nerf de la respiration. ( Cf: le témoignage suivant)

Témoignage :
Je soussigné, C .P , certifie authentiques les fait rapportés ci-dessous, décrivant tout le cortège douloureux en rapport avec la crispation des mâchoires dents serrées.
J’ai fait l’objet en 1993 d’un accident de la voie publique avec traumatisme cranien et hématome extra-dural opéré en urgence, puis forte gêne à la mastication (perte ouverture buccale) comme conséquence post-opératoire. Malgré la rééducation de la mastication, il s’est progressivement développé une crispation de mâchoires induisant un serrement de dents excessif, devenu en 1998 intense et obsessionnel.

Ce n’est qu’en 2003 que le Professeur Francis HARTMANN m’a fait prendre conscience de la multiplicité des troubles induits, tels qu’ils sont décrits dans le présent site.
Il s’agissait :
• De démangeaisons dans les oreilles, conduisant à des irritations voire à des plaies
• De nausées en voiture, me rendant très inconfortable d’être passager d’une automobile
De fortes carences sportives, tout effort conduisant à des essoufflements et points de côté, puis à des sensations de vertiges, de nausées, et de troubles de la vue
• De forts maux de tête
• De violentes douleurs au ventre
• De douleurs lombaires et cervicales
• De besoin de m’éclaircir sans cesse la voix (irritations de la gorge)

La preuve a été faite en 2008 du lien entre ces troubles et le serrement des dents, du fait de leur disparition simultanée après 5 ans de thérapies variées conduites à PARIS par le professeur L.N pour guérir ma crispation des mâchoires. Quinze années après l’accident de la voie publique, je redécouvre les joies de vivre sans mal-être :
• Adieu maux de têtes, de ventre et de dos
• Adieu nausées en voiture
• Et surtout, adieu l’angoisse des essoufflements, nausées et vertiges lors de l’effort sportif.
Moi qui était assez actif, plus jeune, dans des disciplines variées, mais avais stoppé suite aux évènements précédemment décrits, je retrouve enfin l’envie de l’effort dans le sport.
Mes amis n’en revenaient pas : eux qui peinaient à me traîner sur quelques km ont observés rapidement des progrès spectaculaires, jusqu’à me faire participer à un raid multisport de 50 km !

Après cette longue épreuve thérapeutique, j’exprime toute ma reconnaissance à mes différents thérapeutes qui ont su me débarasser du serrement de dents, mais aussi de toutes ces douleurs et de ces troubles associés que je ne savais à quoi attribuer.
Souhaitant que ce témoignage vous sera utile, je vous prie de croire, cher Professeur, en l’expression de mes sincères salutations.




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Essoufflement : Nous rappelons l'existence d'une structure appelée "Noyau du Tractus Solitaire" (.Cf: Lexique, puis neurophysiologie) C'est un grand chercheur français Daniel Menetrey qui dès 1987 a démontré que les nerfs des dents pouvaient projeter à ce niveau, être ainsi en communication avec le nerf vague ou parasympathique. Ce nerf possède une branche : le nerf laryngé supérieur impliqué dans la respiration.
Trop de serrement des dents peut perturber la respiration chez un sujet stressé. En fait, ces données étaient connues depuis 47 ans ! ( KERR 1962 Cf : BIBLIOGRAPHIE).

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Takemura M, Sugimoto T, Sakai A. (1987) Organisation topographique de la région centrale terminale des différentes branches sensitives du  nerf mandibulaire chez le rat . Exp Neurol. Jun;96(3):540-57.

On a  examiné la projection centrale des neurones primaires comprenant le nerf auriculo-temporal, la branche cutanée du nerf mylo-hyöidien, le nerf alvéolaire inférieur, le nerf mental, le nerf lingual,  nerf buccal, en utilisant le transport tranganglionaire de HRP chez de jeunes rats. On a divisé les nerfs en deux groupes en considération de l’organisation topographique des champs de projection centrale, à savoir, ceux projetant  sur le bord dorsal du noyau trigéminal principal, du sous- noyau oral , du sous-noyau interpolaire c’est à dire : les nerfs auriculotemporal, mylohyöidien , mental et ceux projetant plus intérieurement les nerfs alvéolaire inférieur, ( nerf qui innerve les dents inférieures N.d.T ) nerf  lingual et nerf buccal.Le premier groupe de nerfs projette, en général, plus caudalement que le dernier dans le complexe rostral de la corne dorsale médullaire et spinale jusqu’en C3. De plus, le dernier groupe projette sur le noyau du tractus solitaire, ainsi que sur les noyaux supratrigéminal et paratrigéminal tandis que les nerfs du premier groupe ne le font pas. Ces données indiquent les points suivants : les neurones primaires innervant les structures endo-buccales (donc : les dents inférieures N.d.T) se terminent médialement dans : le noyaux principal du trijumeau, et le sous-noyau oral ; les autres ventralement dans le sous–noyau interpolaire jusqu’aux champs terminaux de ceux qui innervent la peau de la face. Les neurones primaires innervant les structures  endo-buccales (donc : les dents inférieures N.d.T) projettent sur le noyau du tractus solitaire et au niveau des noyaux supra et para trigéminal tandis que ceux qui innervent la peau de la face ne projettent pas. Les neurones primaires innervant la périphérie de la face projettent  sur la corne dorsale spinale et ceux innervant la région  endo/péri buccale projettent sur la corne dorsale médullaire quoique la ségrégation à partir de la moëlle sur C3 est relativement  vague. Seulement ces neurones primaires du trijumeau dont les champs récepteurs s’étendent sur et au delà de la ligne médiane projettent sur la corne dorsale depuis la moëlle jusu’au troisième segment cervical.

 

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Mise à jour le Jeudi, 02 Juillet 2015 22:54
 
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