Print Friendly, PDF & Email

Cas Clinique :

L’Enfer de la Double Luxation des Disques des Articulations de la Mâchoire

Il s’agit d’une malade qui m’a été adressée, à la fin des années 9O,  par le Pr BERARD  .

Cette patiente, victime d’un accident de la circulation en 1977 était Infirmière à l’hôpital de Fréjus.

Depuis l’accident, elle souffrait sans cesse de forte migraine accompagnée de nausées et de vomissements, de vertiges importants et d’acouphènes à type de bourdonnement.

L’exploration radiographique prescrite à l’issue de l’accident s’est malheureusement limitée aux vertèbres cervicales sans révéler quoi que ce soit de significatif. La patiente s’est donc retrouvée, selon ses propres mots, à vivre un véritable enfer, nié par les professionnels de santé auxquels elle s’adressait.

« Vous n’avez rien Madame, c’est dans la tête… »

Sa souffrance et la gravité des symptômes qu’elle présentait l’on plongé dans un état dépressif.

Malgré la sévérité des symptômes présentés elle tenait à assurer son activité d’infirmière. Ses doléances incessantes lors des multiples et insistantes consultations médicales, ont conduit son employeur à la forcer à l’arrêt de travail à travers une expertise psychiatrique évoquant la paranoïa.

Cette personne, victime d’un accident de la circulation a erré pendant presque 15 ans de médecin en médecin sans trouver ni soulagements ni véritable diagnostic.

Revendicatrice acharnée pour faire reconnaître l’étendue et l’importance de ses symptômes son acharnement à vouloir guérir l’a poussé à consulter le Professeur Bérard, ophtalmologiste des hôpitaux, qui, devant le tableau clinique d’un dysfonctionnement temporo-mandibulaire indiscutable, me l’a confiée.

L’IRM n’étant pas encore d’utilité courante en 1992, j’ai demandé une arthrographie des articulations temporo-mandibulaires  qui a mis en évidence une double luxation des disques des articulations de la mâchoire, une irréductible, l’autre réductible.

Ce diagnostic a été confirmé, trois ans après par l’IRM.

Voici le document original :

Document Original Scanné

Print Friendly, PDF & Email

1,456 total views, 5 views today

Transcription du document original scanné

Rapport médical :

Je soussigné Docteur XXX XXX, Chirurgien Maxillo-Facial, désigné en cette qualité, par Monsieur le Directeur de Centre Hospitalier intercommunal de XXX-XXX-XXX aux fins d’examiner sur les problèmes cranio-mandibulaires : Mme XXXX-XXXX-XXXX

Certifie avoir examiné la patiente, à mon cabinet, le 27 mars 1997, en présence du Professeur XXX-XXX, Chirurgien Dentiste, et du Docteur XXX-XXX, Oto-Rhino-Laryngologiste, praticiens traitants.

Historique :

Le 14 janvier 1977, Madame XXX-XXX passagère avant, avec ceinture, est victime d’un accident de la circulation travail-trajet, avec traumatisme et contusions multiples des membres et surtout un traumatisme cranio-cervical, sans perte de connaissance, de type « coup du lapin » (whiplash).

Depuis, Madame XXX-XXX s’est plaint d’une symptomatologie polymorphe comprenant :

Un syndrome douloureux cranio-facial, avec des migraines en casque invalidantes, permanentes, ainsi que des douleurs du maxillaire supérieur, et des douleurs à la mastication ; Ses douleurs s’accompagnent de nausées et de vomissements, ainsi que des problèmes visuels, de vertiges à type d’ébriété et de bourdonnements d’oreilles bilatéraux et permanents.

Par la suite, tous ses problèmes ont augmenté en intensité et en fréquences, amenant Madame XXX-XXX à consulter à plusieurs reprises un acupuncteur, le Docteur XXX-XXX, en mars 1978, plusieurs rhumatologues (les Docteurs XXX-XXX et XXX-XXX), mais surtout, plusieurs spécialistes faciaux, pour ses douleurs faciales dès 1977 (les Docteurs XXX-XXX et XXX-XXX, tous deux Oto-Rhino-Laryngologistes).

Pendant des années, Madame XXX-XXX, a continué à se plaindre de ces céphalées et de ces douleurs faciales : Sa symptomatologie n’a commencé à être attribuée à un Sadam qu’à partir de 1990, aux vues des certificats du Professeur d’ophtalmologie, Pierre XXX, du 31 juillet 1990, ainsi que du Docteur XXX-XXX, Docteur en sciences odontalgiques, du 31 août 1990.

En 1992, le Professeur XXX-XXX entreprend le bilan de cette pathologie, en pratiquant une imagerie orientée (tomographie, arthrographie, résonance magnétique), ainsi qu’un traitement orienté (infiltration, port de gouttière, début d’un traitement orthodontique), qui auraient apporté une amélioration fonctionnelle sensible.

Etat Actuel :

a) Doléances :

– Des céphalées intenses et permanentes, de la nuque vers le front, à type d’hémicranie, puis totale, accompagnées de nausées parfois de vomissements, ainsi que de troubles visuels.
– Des douleurs à la mastication, avec crispation des mâchoires dents serrées.
– Des douleurs oculaires.
– Des sensations de déséquilibre à type d’ébriété.
– Des cervicales avec irradiations vers le dos et les épaules.
– Des bourdonnements d’oreilles permanents bilatéraux.

Au niveau dentomaxillaire, des claquements bilatéraux, avec une ouverture buccale limitée.

b) Examens :

Cervical
-Raideur en hyperextension, pas de contracture, pas d’Arnoldalgie ; Mouvements de rotation et d’inclinaison douloureux en fin de course, mais non limités.

Neurologique
– Pas de nysthagmus spontané ou provoqué.

Facial
– Articulé dentaire en classe 1.
Ouverture buccale douloureuse et limitée à 28mm, avec ouverture en S.
– Palpation douloureuse au niveau de l’insertion du muscle temporal, et présence d’une douleur préauriculaire.
– Perception de claquements bilatéraux à l’ouverture buccale et d’une contracture des masséters.

Documents consultés

1. Plusieurs certificats médicaux :

– Professeur XXX-XXX, Ophtalmologiste du 30.07.90
– Docteur XXX-XXX, Chirurgien Dentiste du 13.08.90
– Professeur XXX-XXX (exploration fonctionnelle du système nerveux) du 18.09.92
– Professeur XXX-XXX du 30.09.92, du 05.02.92, du 16.11.92, et du 07.09.95
– Docteur XXX-XXX, Ophtalmologiste du 28.08.95
– Docteur XXX-XXX, Chirurgien Dentiste du 23.08.95
– Docteur XXX-XXX, Oto-Rhino-Laryngologiste du 26.09.95
– Docteur XXX-XXX, du 13.10.95

2. Données des compte-rendus d’examens complémentaires pratiqués:

Examen topographique des articulations temporo-mandibulaires du 30.09.92 du Docteur XXX-XXX, qui conclut :
– Anomalie statiques morphologiques et dynamiques des articulations temporo-mandibulaires.
– Une malposition discale bilatérale peut être évoquée en raison de claquements d’ouverture et de fermeture favorisés, lors des mouvements de propulsion et de déduction, ainsi que des douleurs à la palpation capsulaire postérieure.

Compte-rendu d’arthrographie des articulations temporo-mandibullaires du 09.10.92 qui conclut :
– Luxation méniscale antérieure droite réductible lors de l’ouverture, avec discret épaississement du frein postérieur.
– Luxation méniscale antéro-interne gauche non réductible lors de l’ouverture.
– Le ménisque est épaissi et plicaturé.

Compte rendu de l’imagerie par résonance magnétique des articulations temporo-mandibullaires, réalisée le 28.06.95 et concluant :
– Luxation antérieure irréductible du ménisque gauche
– A droite, Aspect dégénératif du ménisque très mal visible avec luxation antérieure partiellement réductible.

Compte rendu d’exploration fonctionnelle du système nerveux du Professeur XXX-XXX du 23.02.93, qui déclare :
– Avoir pratiqué une exploration électrique du nerf trijumeau chez Madame XXX-XXX
– Cette exploration a montré des anomalies dans toutes les modalités pratiquées.
– L’ensemble de ces altérations évoque une dysfonction bilatérale de la sphère trigéminée, relativement importante puisque présente dans chaque modalité d’exploration et affectant aussi bien le versant afférentiel que moteur.

3. Différents rapports d’expertises :

– Docteur XXX-XXX, du 19.06.79
– Docteur XXX-XXX, du 24.09.79
– Docteur XXX-XXX, du 12.02.80
– Docteur XXX-XXX, du 31.07.84
– Docteur XXX-XXX, du 27.09.95
– Docteur XXX-XXX, du 17.10.95

Discussion

Madame XXX-XXX a présenté au cours de l’accident du 14.01.77, un traumatisme cranio-cervical par mouvement de fléau, ayant entraîné une entorse cervicale C5-C6.

Par ailleurs, cette patiente a développé un indiscutable Sadam (Syndrome algodystrophique de l’appareil manducateur), par lésion méniscale bilatérale. En effet, sa symptomatologie actuelle est complète, avec des douleurs à la mastication, des douleurs faciales, des claquements articulaires, une limitation à l’ouverture buccale et des signes d’accompagnement (nausées, migraines, acouphènes).

Cette symptomatologie existait dans les suites immédiates du traumatisme dès 1977, avec la présence de douleurs faciales, de douleurs à la mastication, de migraines, d’acouphènes, de vertiges.

Ces douleurs faciales ont d’ailleurs motivé plusieurs consultations de spécialistes faciaux en 1977 et 1979 (Docteurs XXX-XXX et XXX-XXX), qui ont effectué pour l’un, un bilan radiologique sinusien négatif, et pour l’autre, une exploration cocléovestibulaire, concluant à un syndrome post-commotionnel.

Malgré l’absence de choc direct, cette pathologie temporo-mandibullaire a parfaitement pu se développer par contracture musculaire initiale et lésion discoligamentaires secondaires.

Ce Sadam a été effectivement pris en compte à partir de 1990 (certificat Docteur XXX-XXX), et prouvé de façon objective par un bilan spécialisé entre 1992 et 1995 : imagerie de l’ATM (tomographie, arthrographie, IRM) et exploration électrique du trijumeau (hyperexcitabilité nette).

Dans ces conditions, il est incontestable que, Madame XXX-XXX présente des séquelles d’un Sadam évoluant depuis l’accident de 1977, et qu’il existe bien un rapport direct de cause à effet entre les séquelles actuelles et l’accident initial.

Compte tenu de la permanence, de l’ancienneté et de l’intensité des troubles notamment douloureux, on peut estimer l’I.P.P. (selon le barème des A.Tà à 10%

Conclusions

Dysfonction cranio-mandibullaire (Sadam) : immettable à l’accident du 14.01.77
Taux 10%

Fait à Nice le 27 mars 1997.

Docteur XXX-XXX

Conclusion

La guérison de cette patiente est due aux progrès incontestables de la recherche dentaire. N’oublions pas qu’un décret d’application directe de la directive européenne de 1978 a donné aux chirurgiens dentistes la même capacité professionnelle qu’aux stomatologistes en ce qui concerne les maladies de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants.

Cette directive a entraîné ipso facto  la disparition des stomatologistes. Seuls les anciens internes des hôpitaux, assurent la chirurgie lourde maxillo-faciale. On ne pourra décemment contester à la lecture de cette expertise qu’ en m’employant à soulager les effets délétères de deux luxations de l’ATM, je n’ai pu guérir sa migraine accompagnée de nausées et de vomissements. Et ce, en droit fil avec l’augmentation de la compétence accordée par cette directive. D’autant plus qu’en 1992, j’ai été invité dans  un colloque international organisé par l’INSERM. Dans ce colloque j’avais pour mission d’exposer « Cranio mandibular Disorders inducing Nausea and Vomiting » 

En conséquence cette confiance de l’INSERM me donne, semble-t-il, une certaine autorité en la matière.

J’ai pu guérir cette malade qui crispait sans cesse les mâchoires dents serrées, suite à son coup du lapin, en procédant à huit infiltrations bilatérales d’anesthésique à 3% dans la fosse infra temporale (ex:ptérygo-maxillaire). J’ai revu récemment cette patiente  débarrassée de tous ces symptômes. J’ajoute que j’ai pu constater en dix ans d’activité, dans le cadre de l’Assistance Publique de Marseille que la migraine corrélée au bruxisme centré est le seul symptôme qui réponde à 100% à la technique Hartmann- Cucchi.

Je ne peux, aujourd’hui encore, que louer l’acharnement à guérir de cette patiente et cite son cas avec déférence.

Bibliographie en rapport avec le cas clinique cité

Print Friendly, PDF & Email

3.
Deans GT: Incidence and duration of neck pain among patients injured in car accidents. Br Med J 1986, 292:94-95.
4.
Deans GT: Neck sprain: a major cause of disability following car accidents. Injury 1987, 18:10-12.
  View the PubMed notation for this reference.
5.
Young WB: Headaches associated with head trauma. In Wolff’s Headache and Other Head Pain. Edited by Silberstein SD, Lipton RB, Dalessio DJ. New York: Oxford University Press; 2001: 325-348.
6.
Balla J: Whiplash headache. Clin Exp Neurol 1987, 23:179-182.
  View the PubMed notation for this reference.
31.
Weiss HD: Posttraumatic migraine: chronic migraine precipitated by minor head or neck trauma. Headache 1991, 31:451-456.
  View the PubMed notation for this reference.
32.
Swerdlow B: Whiplash and Related Headaches. Boca Raton, FL: CRC Press; 1999.
33.
Croft A: Soft tissue injury. In Whiplash Injuries: The Cervical Acceleration/Deceleration Syndrome. Edited by Foreman SM, Croft AC. Philadelphia: Williams and Wilkins; 1995: 228-249.
34.
Porterfield JA: Mechanical Neck Pain: Perspectives in Functional Anatomy. Philadelphia: W.B. Saunders; 1995.

1,457 total views, 6 views today

1,455 total views, 4 views today

4 Comments

  1. Bonjour, je suis impressionnée par ce site. Mais pourquoi donc ne trouve t on pas ces renseignements partout ? Si je comprends bien vous etes professeur de faculté et chercheur en retraite. Quelle energie vous avez a donner ainsi tout ce travail. Je cherchais des informations sur les migraines et je tombe ici par bonheur. Un immense merci et un gigantesque respect pour vous et votre travail. Je vais essayer la méthode Hartmann Brastvalski avec comme vous le dite obsession

    1. Bonjour Astella , Merci pour vous compliments. j’y suis sensible. Professeur de faculté dentaire pour plus de précision. Vous écrivez: Mais pourquoi donc ne trouve t on pas ces renseignements partout ?
      Réponse: parce que dans les facultés de médecine, l’enseignement de la physiologie de l’organe dentaire avoisine le néant. Je prends donc la défense des médecins. On ne peut leur reprocher ce qu’ils ignorent, mais on est en droit d’être critique, quand dûment informés, avec détail venant de ma part, ils ne daignent pas me répondre et se complaisent devant des conceptions obsolètes comme fibromyalgie (dite de cause inconnue), syndrome de fatigue chronique (dit de cause inconnue), voire migraine, syndrome de l’intestin irritable alors que ces entités sont parfaitement guérissables avec un recul avoisinant les 30 ans. Ces cas ont été traités par tous mes élèves assistants, attachés, chirurgiens-dentistes que j’ai formés et évidemment par moi même. Ce qui est scientifique est reproductible.
      Vous voulez me remercier ? Alors quand votre migraine sera guérie, et pas avant, diffusez votre commentaire et ma réponse dans les réseaux sociaux et en particulier l’article que nous avons mis en ligne sur cette page sur les luxations des ménisques des articulations de la mâchoire :Il faut BRISER ce déni !
      Bien à vous
      Professeur Francis Hartmann.
      PS – Je ne veux pas faire de publicité, ce n’est pas le but de mon site, mais j’ai tenté de diffuser toutes ces informations par voie écrite. Notamment au travers d’un ouvrage paru aux Editions Kawa… je ne doute pas un instant que vous le trouverez aisément.

  2. Bonsoir,
    Je trouve ce cas clinique très poignant. Comment cette femme a t’elle pu endurer tout cela et continuer à se battre malgré cette histoire ? C’est un exemple de ténacité et de persévérance en son propre jugement sur elle même. Si vous la voyez encore, assurez la de ma plus profonde sympathie. Dite lui que son exemple aidera de nombreuses personnes à chercher dans d’autres voies la guérisson. J’en suis presque émue.
    Merci pour ce site et tout l’espoir qu’il donne à ceux qui serre des dents et qui souffrent.
    Merci professeur.

    1. Bonsoir Anastasia,
      Cette femme, guérie est le témoignage vivant de l’idée préconçue partagée encore au XXIème siècle par de nombreux médecins que l’organe dentaire n’est susceptible que de donner une douleur locale. En réalité, sachez bien Anastasia que le bruxisme, sous toute ses formes, le bruxisme centré, en particulier serrement continuel des dents est susceptible de déclencher dans un organisme féminin les symptômes que j’ai rencontrés dans ma carrière et que j’ai eu le bonheur de guérir en stoppant définitivement leur bruxisme à savoir =
      —- Trouble de la mémorisation à court terme et/ou de la concentration
      —- Douleur de gorge
      —- Douleurs musculaires éloignées de la bouche et des dents
      —- Crampes nocturnes dans les mollets (découverte personnelle)
      —- Polyarthralgies sans oedème ni rougeur
      —- Céphalées inhabituelles (type et/ou intensité), Migraine avec nausées et vomissements
      —- Pas de récupération nocturne
      —- Malaises d’effort durant plus de 24 heures.
      —- Douleurs abdominales, nausées…
      —- Intolérance à l’alcool
      —- Sueurs nocturnes
      —- sensation de gonflement, ballonnement
      —- Sécheresse des yeux et/ou de la bouche
      —- Palpitations
      —- Douleur des oreilles, des mâchoires (ATM)
      —- Toux chronique
      —- Précordialgies.
      —- Alternance constipation diarrhées
      —- Dépression, irritabilité, anxiété, attaques de panique
      —- Dysesthésies cutanées, Lupus

      Faites le savoir autour de vous, il convient de briser ce DÉNI. Faites le au nom de cette femme que j’ai pu récupérer et sortir de son calvaire
      Bien à vous.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer