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Il y a une spécificité unique dans l’organisme humain entre  les dents et une structure spécifique l’hypothalamus.  Ce dernier (pour faire simple) gère étroitement la vie harmonieuse et la survie de l’organisme tout entier. En effet il a été démontré d’une manière scientifique au CNRS que les récepteurs tactiles dentaires peuvent exciter ou inhiber tous les noyaux de l’hypothalamus.

Selon Wikipedia :

L’hypothalamus (du grec : ὑπό, hypo = dessous et θάλαμος, thálamos = chambre, cavité) est une structure du système nerveux central, située sur la face ventrale de l’encéphale. Cette partie du cerveau est constituée de plusieurs sous-structures, appelées noyaux. Ces noyaux sont des ensembles anatomiquement indépendants de neurones qui assurent diverses fonctions. L’une des fonctions les plus importantes de l’hypothalamus est de réaliser la liaison entre le système nerveux et le système endocrinien par le biais d’une glande endocrine : l’hypophyse.

Comme son nom l’indique, cet organe est situé en dessous du thalamus, juste au-dessus du tronc cérébral et forme la partie ventrale du diencéphale. Tous les vertébrés possèdent un hypothalamus. Chez l’humain, il est à peu près de la taille d’une amande.

Grâce à ses connexions avec l’hypophyse, l’hypothalamus est responsable de plusieurs processus métaboliques et d’autres activités du système nerveux autonome. Il permet la synthèse et la sécrétion de neurohormoneshypothalamiques dans la tige hypophysaire (ou tige pituitaire), qui à leur tour stimulent ou inhibent la sécrétion d’hormones hypophysaires. Il intervient ainsi dans la régulation du système nerveux autonome et des fonctions endocrines. Il intervient également dans le contrôle d’une large gamme de fonctions corporelles comportementales, incluant la reproduction, la thermorégulation, le contrôle du rythme circadien ou encore la faim.

 

Nous avons déjà écrit dans de nombreux articles que les conséquences délétères du serrement trop intense et/ou trop prolongé pouvaient toucher des territoires inattendus dans tous l’organisme.

A travers ces témoignages nous allons illustrer une conséquence très inattendue : la stérilité uniquement féminine.

Quand j’étais en activité dans le cadre de ma consultation à l’assistance publique de Marseille, j’ai eu plusieurs cas de stérilité féminine présentant un bruxisme caractérisé. Le traitement par la technique Hartmann-Cucchi a eu raison de ce bruxisme et pour conséquence heureuse, la fin de la stérilité de plus de 5 patientes qui ont pu avoir un enfant.

Oui, vous avez bien lu. Il existe une stérilité féminine liée au bruxisme. À relire le rôle de l’hypothalamus (écrit ci-dessus), cela n’est plus si étonnant.

Le désir, mais l’impossibilité d’avoir un enfant est un sujet extrêmement important, aussi en cas d’échec des méthodes modernes d’aide à la procréation, semble-t-il opportun de rechercher méticuleusement chez la femme toute forme de bruxisme susceptible d’être à l’origine d’une stérilité féminine.

En l’absence d’un bruxisme patent nous ré-orientons le lecteur en recherche d’information sur la stérilité vers d’autres sources.

Nous sommes spécialisés dans une région appartenant au nerf trijumeau : la bouche et les dents.

Le Dr Georges Lauranceau, médecin généraliste venu se former dans ma consultation alors que j’étais professeur en activité dans le cadre de l’Assistance publique de Marseille, m’a rendu un satisfecit concernant la relation intime entre le stress , la frustration, les dents mises en contact continuel et la stérilité.
Déconcertant, j’en conviens hautement avec vous !
Monsieur, Cher Maître,
Je vous propose un cas intéressant, comme convenu par téléphone la semaine dernière. Il s’agit de Madame Patricia M. 31 ans, infirmière hospitalière, elle vit depuis 2002 avec son compagnon. Ils désirent avoir un enfant. Mais se pose un problème de stérilité qui serait partagé.  En 2002, le couple décide de tenter une Fécondation In Vitro (FIV). En 2004, aucune tentative n’a abouti, tous ces échecs sont inexpliqués. Je vois Madame M. en juin 2003 pour un problème de sciatique aiguë avec une suspicion de hernie discale.
Récapitulatif:
 – Juin 2003,Sciatique droite, hernie discale ?
– Pendant l’été 2003, hospitalisation pour la sciatique, déclarée non opérable. Sortie sans traitement. Je décide d’appliquer un traitement désormais classique de mésothérapie loco-régionale.  
– En octobre 2003, nouvelle tentative de FIV, nouvel échec.
– En décembre 2003, présence d’un spasme dorsal. Ne supporte plus le traitement hormonal. Cela accroit son stress de manière très nette. Va à Toulouse.(perte de confiance dans le CHU de Limoges.)
– Elle subit une nouvelle tentative en janvier 2OO4, nouvel échec, très grosse déception.
– Février 2004, syndrome de serrement très fort. Stress et douleur de toute la zone trapézoïdale, relance de la douleur sciatique. Nous décidons de traiter le syndrome de stress et de spasme par infiltration du trijumeau au niveau du foramen ovale selon la technique décrite par le Pr Francis HARTMANN en 1993. Une carpule de Lidocaïne pure 3% de chaque côté. 
– Le 11 mars 2004, pour des raison professionnelles, madame M. n’a pu revenir plus tôt.
     * persistance de crampe sur le trajet du sciatique.
     * plus de spasme trapézoîdien.
     * persistance d’une sensation de gorge serrée ,2ème injection du trijumeau par la même technique.
– Le 22 mars 2004:
     * 3ème injection du trijumeau : même technique.
     * très grosse amélioration del’état général
     * tombe enceinte, la semaine suivante
     * persistance d’une certaine anxiété (la grossesse va-t-elle se poursuivre?)
* quelques crampes
     * une douleur spasmodique de l’épaule droite 
– Le 5 avril 2004 :
     * travaille normalement sans aucune difficulté – plus de douleur sciatique
     * très bon état général, la grossesse se poursuit parfaitement de manière parfaitement normale sur le plan obstétrical.
Nous avons poursuivi le traitement d’injection du trijumeau, tous les 15 jours jusqu’à la 8ème séance. Aucun problème de développement. Aucune fatigue particulière.     
Ma Conclusion:
J’ignorais au début ce problème de FIV. Mais je suis certain que le problème de cette sciatique si forte et si durable a été induit et entretenu par le syndrome de stress de la patiente lié aux difficultés de la FIV. Il est certain que dès que nous avons commencé le traitement d’anesthésie du trijumeau les choses ont changé radicalement sur le plan de la douleur locale et de la névralgie sciatique.
De plus, aucun autre traitement n’ayant été entrepris pour la FIV, on peut raisonnablement penser que ces injections ont permis de libérer tout un système comprenant les ovaires, les trompes et l’utérus lui même en permettant la fécondation et la nidation qui jusqu’à présent n’avaient pu être réalisées. Les échecs de la FIV étaient essentiellement dus à une impossibilité d’obtenir une nidation utérine.
DEUXIEME POINT :
Comme nous en avons convenu  au téléphone, j’aimerais que vous me fassiez un courrier très simple et très clair concernant le sujet suivant:
Il y a une superposition très nette des symptômes liés au serrement de dents et à ceux que l’on décrit liés au stress chronique avec en particulier la prédominance féminine.
Tous les documents que vous pourrez trouver concernant ces phénomène seront les bienvenus: dysfonctions cranio-mandibulaires troubles fonctionnels liés au stress et au serrement.
En espérant que vous pourrez trouver matière à un article original pour des revues hautement spécialisées, Veuilles croire Monsieur et Cher Maître à ma très haute considération. 
Docteur Georges Lauranceau 
Médecin Généraliste.  

NOTES du Pr Hartmann :
J’adhère pleinement au descriptif du cas relaté par le Docteur Lauranceau. Je me permets de modifier son hypothèse sur la fécondation et la nidation. L’action thérapeutique ne s’est nullement exercée sur l’appareil génital les trompes et l’utérus ; mais essentiellement, à un niveau central entre l’hypothalamus et l’hypophyse laquelle permet une ovulation normale permettant la nidation.
En Conclusion : 
La technique Hartmann-Cucchi a agi sur l’hypothalamus en stoppant les informations  nocives des récepteurs tactiles dentaires sur-stimulés par le bruxisme. Dans ce cas, les dents empêchaient tout simplement la fonction de reproduction.

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Témoignage Docteur G. Lauranceau

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Bibliographie détaillée

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