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Talence, le 30 octobre 1992

Monsieur le Professeur,

Je vous remercie infiniment de m’avoir accepté dans votre service et de m’avoir enseigné votre technique de soin du syndrome des ptérygoidiens. La mise en pratique de votre enseignement m’a déjà permis de soulager de nombreux patients de maux jusqu’alors « incurables ». Il est dommage que la plupart des généralistes amenés à rencontrer quotidiennement de tel cas sont démunis d’information.

Comme je vous l’ai annoncé lors de notre récente conversation téléphonique, je suis tout à fait disposé à organiser une réunion de sensibilisation à l’attention des généralistes et chirurgiens dentistes de l’Aquitaine. Les résultats obtenus sont spectaculaires et ne manqueront pas d’intéresser nos confrères.

Je ne peux m’empêcher de vous remercier au nom de cette patiente, madame C… dont le S.A.D.A.M. était si important qu’elle présentait une paralysie du bras droit. Tous les examens fonctionnels prescrits par son généraliste s’étaient révélés normaux. La sécurité sociale l’avait déclarée invalide. J’ai, grâce à votre méthode, obtenu des résultats inespérés. La paralysie a disparu en cinq semaines seulement et ce, sans passer par le port d’une gouttière de surocclusion. Les autres troubles ont tous disparus (ci joint un double du suivi de traitement dont je vous ai soumi le projet dans mon précédent courrier).

Son médecin impressionné par de tels progrès en si peu de temps est sensibilisé et souhaite un complément d’informations concernant une pathologie qu’à l’instar de l’ensemble de ses confrères, il avait sous-estimé jusqu’alors.

Je vous remercie de bien vouloir me signaler le ou les ouvrages qui me permettront d’approfondir mes connaissances dans ce domaine.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Professeur, l’expression de mes respectueuses salutations.

Dr Pierre CRIGNON CHIRURGIEN DENTISTE
257 RUE FREDERIC SEVENE 33400 TALENCE

Voir le document original d'époque (scan jpeg)

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Depuis longtemps Basbaum et Ménétrey, deux brillants neurophysiologistes, ont prouvé que des structures de notre organisme appartenant au territoire de nerf trijumeau étaient susceptibles de projeter leur information sensitive dans des territoires «non-trigéminaux».

Nous sommes spécialisés dans une région appartenant au nerf trijumeau : la bouche et les dents.

Nous rappelons que nos dents possèdent entre elles une sensibilité tactile d’une finesse diabolique = 0,009 millimètres, bien supérieure, par exemple à celles du cambrioleur qui avec son pouce et et son index peut apprécier les aléas de la combinaison d’un coffre-fort. Il y quarante et un an, une équipe du Laboratoire de Neurophysiologie Végétative C.N.R.S Marseille, dont j’ai eu l’honneur de faire partie a établi sur le plan international la double sensibilité des récepteurs du ligament parodontal (ligament qui fixe la dent dans l’os alvéolaire de vos mâchoires).

Cette double sensibilité est constituée par deux types de récepteurs ayant des fonctions très précises : les uns sont des mécanorécepteurs qui répondent dès qu’une pression, fût-elle très légère, est appliquée sur la couronne dentaire.

Cette donnée a été mise en évidence pour la première fois  au niveau d’ un seul neurone, grâce à la technique de  Noël Mei, dans ma thèse expérimentale réalisée au C.N.R.S intitulée : Etude chez le chat anesthésié des différents récepteurs du territoire trigéminal. Enregistrement au niveau du ganglion de Gasser par micro-électrode extra-cellulaire.

Les autres sont exclusivement des récepteurs de douleur.

* Récepteur Type 1 = récepteur tactile (ou de toucher).

* Récepteur Type 2= récepteur de la douleur (mécanique ou chimique= bradykinine) dans une infection dentaire.

Ces récepteurs, n’ont rien à voir avec les récepteurs, au froid que notre équipe du C.N.R.S. (Marcy, Dejouhanet) a mis en évidence dans la dentine (=ivoire), travail que j’ai exposé à Osaka (Japon), en 1980. Ces auteurs ont confirmé sur le plan neurophysiologique mes travaux qui remontent à 1970 dans lesquels je mettais en évidence des récepteurs dentinaires de percussion.

Intérêt de cette recherche fondamentale : une application clinique immédiate.

La percussion légère comparative entre une dent saine et une dent cariée, dont la carie n’est pas visible, permet au chirurgien-dentiste de déceler cette carie éventuelle, avant même la confirmation de celle-ci par une radiographie dentaire: la dent cariée est la seule douloureusement sensible à la percussion.

(Ganglion de Gasser actuellement ganglion trigéminal)

Il convient de rappeler la définition de Wikipedia montrant toute l’importance  de ce ganglion:

Le ganglion trigéminal se situe à la base du crâne, sur la face endocrânienne antérieure (c’est-à-dire antéro-supérieure) du rocher de l’os temporal où il répond à l’empreinte trigéminale proche de l’apex. Il est disposé dans un dédoublement de dure-mère appelé cavum trigéminal (de Meckel).

Sa forme est plus ou moins celle d’un croissant dont la convexité regarde en avant et en dehors. De ce bord antérieur émergent les trois grosses branches de division du nerf trijumeau : les nerfs ophtalmique (V1), maxillaire (V2) et mandibulaire (V3). Tandis que les nerfs ophtalmique et maxillaire sont purement sensitifs, le nerf mandibulaire est sensitivo-moteur car il s’anastomose avec la racine motrice du trijumeau dès que celle-ci émerge du foramen ovale.

En dedans, le ganglion trigéminal est en rapport avec la carotide interne et la partie postérieure du sinus caverneux. Il reçoit du côté médial des filets nerveux en provenance du plexus carotidien sympathique. En bas il est en rapport avec la racine motrice du trijumeau qui sort du crâne par le foramen ovale, et avec le nerf grand pétreux superficiel.

Le ganglion trigéminal est un relais sensitif équivalent à ceux présents dans la corne postérieure de la moelle , zone de la sensibilité.

A la sortie du ganglion trigéminal, les milliers de récepteurs tactiles des dents du haut et du bas  se jettent ,en masse, dans l’immense Noyau Sensitif du Trijumeau (le V) (N.S.V) réservé à cet effet . Il est étonnant de constater que le plus grand noyau sensitif de notre  organisme a été privé, jusqu’à ce jour, de la description anatomique des récepteurs tactiles dentaires, autrement dit de la dent, la seule structure de notre organisme capable de traverser, quasi intacte, des millions d’années. Cette description révèle que 80%  de la surface du (N.S.V) est réservé aux récepteurs type I. Seuls sont décrits en détail et avec une grande exactitude les 20% terminaux du (N.S.V) consacrés à la douleur pure : à savoir la névralgie faciale et l’algie vasculaire de la face.

…dont le S.A.D.A.M. était si important qu’elle présentait une paralysie du bras droit…

Bien que le mécanisme du cheminement des récepteurs tactiles dentaires soit bien connu, il n’est pas possible, à l’heure actuelle de savoir pourquoi  telle malade parmi les femmes, en majorité écrasante, aura simplement des douleurs cranio-faciales, l’autre des crampes nocturnes dans les mollets, l’autre le syndrome de l’intestin irritable, une autre les trois associés.

Le témoignage  en haut de cette page révèle deux points très importants. Nous sommes en 1992, et déjà de nombreux cas classés « incurables » se révèlent être de cause dentaire (bruxisme) et parfaitement « curables », second point, une méconnaissance de la neurophysiologie de l’organe dentaire et de la neuro-anatomie fonctionnelle de celle-ci empêche les praticiens d’appréhender clairement la réalité.

A travers tous les messages de ce blog, 26 ans après le témoignage du Docteur Crignon, (voir ci-dessus)  il apparait clairement que le traitement Hartmann-Cucchi est scientifique : il est reproductible.

Enfin, nous insistons auprès des personnes qui souffrent de maux non identifiés et répertoriés sous le titre de « fibromyalgie » dite de cause inconnue, de prendre une très réelle conscience de leur éventuelle manie (inconsciente) : le serrement de dents (grincement, serrement, tapotement, dents en contact permanent).

 N’hésitez-pas à informer votre praticien (médecin ou dentiste) de l’existence chez vous de cette dyskinésie (mauvais mouvement), communiquez-lui les coordonnées de ce site pour lui fournir toutes les informations nécessaires à l’établissement d’un diagnostic positif.

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1 Comment

  1. Bravo pour votre acharnement. Un énorme merci pour votre volonté a faire connaitre vos traveaux de recherche et votre passion à soigner les gens. S’il y avait plus de personnes comme vous, la recherche avanceari plus vite ! pour le bien de tous sans penser systématiquement à l’argent.
    100000 mercis

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