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Qu’est-ce la cystite interstitielle / syndrome vésical douloureux (CI/SVD) ?

D’après les anglophones : c’est une douleur pelvienne ou une sensation désagréable liée à la vessie et généralement associée à un besoin d’uriner urgent et fréquent. La CI peut, selon les auteurs, être également appelée Syndrome Vésical Douloureux (SVD) ou Douleur Pelvienne Chronique (DPC).

Quelles sont les causes de (CI/SVD) ?
La cause exacte de la CI/SVD demeure un mystère mais la recherche a identifié un certain nombre de facteurs différents susceptibles de contribuer à la pathogénie de la maladie. De nombreux chercheurs pensent que le « déclenchement » peut se produire suite à un ou plusieurs évènements, et affecter la vessie.

Daniel Menetrey, Ex Directeur du Laboratoire de Neurobiologie, C.N.R.S. Paris a démontré en 1987 (soit depuis 31 ans !) qu’il existait chez le rat, un lien étroit entre la sensibilité tactile du nerf trijumeau (nerf des dents) et la fonction urinaire.
Les rats, vous et moi, sur le plan de la sensibilité, c’est exactement pareil !

D. Ménetrey parle d’ un reflexe somato – visceral

Si, des patients, les femmes en majorité écrasante 80%, ne respectent pas cette loi de neurophysiologie qui dit que les dents ne sont en contact normal entre elles que lorsqu’on avale sa salive (lors de la déglutition)
si donc un ( une+++) patiente :
– serre ses dent le jour et/ou la nuit
– serre et grince les dents (plus rare)
– frotte simplement légèrement ses dents
– les laisse, sans cesse en contact

Un réflexe somato-viscéral peut survenir.
Malheureusement ce réflexe est quasiment toujours délétère pour l’organisme et en particulier pour l’organisme féminin.

Pourquoi les femmes ? La bibliographie scientifique internationale explique que :
Nerfs des dents constamment stimulés : bruxisme + frustration +oestrogènes ( = hormones féminines )= calamité pour les femmes .

Daniel Ménetrey a démontré que la sensibilité du nerf trijumeau (donc des dents) était susceptible d’ envoyer des informations dans un centre nerveux spécifique : le Noyau du Tractus Solitaire. Il ajoutait :
Ces résultats incitent à penser qu’il existait : un substrat possible pour une activation réflexe somato-viscérale et viscéro-viscérale.
La qualité des travaux et des publications de Ménetrey m’a permis d’orienter ma propre recherche. C’est par le biais de l’innervation tactile des dents anormalement sollicitée par la : crispation des mâchoires dents serrées intense et/ou trop prolongée  = Bruxisme centré: (à ne pas confonfre avec le bruxisme excentré = grincement des dents) que surviennent des douleurs dans les bras, la nuque, le dos, les crampes nocturnes dans les mollets, etc… accompagnées de troubles associés invalidants pour les patients et déconcertants pour les praticiens : vertiges idiopathiques, acouphènes  (bourdonnements) prurit du conduit auditif externe, troubles respiratoires, digestifs, urinaires…
Sans les données issues de la recherche fondamentale, une telle application clinique eût été impossible.

Nous avons en particulier retenu le trouble urinaire le plus rencontré dans notre consultation : l’incontinence, c’est à dire, la difficulté à retenir ses urines.

Nous sommes totalement conscients que la liaison dent-urine soit déconcertante.

Mais ce sont les très nombreuses patientes qui tout au long de ma carrière m’ont rapporté la disparition de leurs troubles urinaires suite au traitement de leurs dysfonctionnements temporo-mandibulaires par la technique Hartmann-Cucchi, et ce à ma plus grande stupéfaction.

Encore une fois, j'attire l'attention des médecins, urologues en particulier sur l'importance de la recherche d'une dyskinésie orale en présence de troubles urinaires.

diagnostic et anamnèse

Toute personne touchée par un trouble urinaire, doit procéder à une introspection. La recherche d’un bruxisme de quelque forme que ce soit,  le diagnostic dûment établi, il appartient au chirurgien dentiste d’avertir l’urologue que la cause de ce trouble urinaire peut être de cause dentaire.

Bibliographie
originale en langue anglaise

TMD and chronic pain: A current view. Bruno D’Aurea Furquim, 1 Lívia Maria Sales Pinto Flamengui, 2 and Paulo César Rodrigues Conti 3 . 2015 Jan-Feb; 20(1): 127–133. 

Dahan H, Shir Y, Velly A, Allison P. Specific and number of comorbidities are associated with increased levels of temporomandibular pain intensity and duration. J Headache Pain. 2015 Dec;16:528. doi: 10.1186/s10194-015-0528-2. Epub 2015 May 20.

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